Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 07:29

une-page-blanche.jpg

Nuageneuf est toujours très fier de publier les textes et les poèmes que ses lecteurs veulent bien lui adresser. Le poème qui suit est de Virginie. Professeur des écoles, Virginie tient également un blog très savant et particulièrement pédagogique, Le chêne parlant, repris comme il s'entend dans notre courte liste intitulée "Les cents ciels".

 

 

Telle la Poésie tellurique et solaire,

 

 

 

La langue est faite de cendre et de feu,

 

De braises éruptives et de coulées languissantes,

 

De songes d'étés et de réalités glaçantes,

 

De pollens aériens et de troncs abrasés,

 

 

 

D'encres terreuses et de sécheresses blanches,                          

 

De saisons vaporeuses, et d'inspirations lancinantes,

 

D'instants vertigineux et de vides amers,

 

De labeurs poussifs et de vertiges excès,

 

 

 

De vermeilles lectures, et d'écritures bleues,

 

De vies antérieures, et de livresques vapeurs,

 

De proses visiteuses et de vers présents,                                                         

 

 

Pour qu'une seconde à peine un ciel oriental éclaire le coin poussiéreux de ma mansarde.

 

 

Virginie

Le chêne parlant

 

 

 

 

Joseph-Wright-of-Derby.jpeg

 

La langue est faite de cendre et de feu,

 

De braises éruptives et de coulées languissantes, (...)

 

Joseph Wright of Derby

 

Le Vésuve vu de Portici 

Vesuvius from Portici 

1774-1776

 

 

 

 

 

une-page-blanche.jpg

(...) et de sécheresses blanches, (...)

 

 

 

 

 

Friedrich-von-Amerling.L-Orientale.jpg
(...) Pour qu'une seconde à peine un ciel oriental
éclaire le coin poussiéreux de ma mansarde.

 

 

Friedrich Von Amerling (1803 - 1887)

L’orientale (non daté)

 

 

 

 

 

 

 

 


Partager cet article

Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans Poèmes à Lyre
commenter cet article

commentaires

endeuxmots 13/07/2012 10:19


Faut-il que cette seconde soit précieuse pour s'abandonner sans réserve à l'errance mystérieuse et parfois douloureuse de la création ? Miracle, sous la lucarne défilent le monde et son contraire
en une ronde vertigineuse tracée par une plume ô combien racée. Page merveilleuse !


Bravo à Virginie.


Merci à nuageneuf pour cette belle publication parfaitement illustrée.

Le chêne confus. 12/07/2012 14:41


Votre sensible attention, cher Nuage, m’éclaire d’une émotion rougeoyante. Confuse. Un rien dispersée.


 


La cendre s’élève en flocons de poussière, sous votre ciel bleu, comme son sillage est gris.


 


Merci, encore, très amicalement, Virginie. 

Cédric 12/07/2012 12:16


Voilà une poésie d'enfer virginal.

Axel 12/07/2012 11:00


De tels mots…
Ravivent le souvenir d’une terre de l’extrême…
Avec la vue du Snæfellsjökull posé sur l’horizon, fort tard le soir ;
Un soleil qui se refuse à se coucher, accroché cramoisi au pied du volcan fameux ;
Celui-là même dont Jules Verne peignit la silhouette pour son voyage au centre de la terre.
Et le navire impassible.
Immobile glissade sur le front de nos nostalgies.
De tels mots…
Lave incandescente posée sur mon âme.



Présentation

  • : nuageneuf.over-blog.com
  • : Poésie, Poésie pour enfant, Poésie pour la jeunesse, Textes classiques et modernes, Mémoire de la Shoah,
  • Contact

Recherche

Pages