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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 06:44

 

 

 

L’HIVER

 

Dans l’interminable

Ennui de la plaine,

La neige incertaine

Luit comme du sable.


Le ciel est de cuivre

Sans lueur aucune,

On croirait voir vivre

Et mourir la lune.

 

Comme des nuées

Flottent gris les chênes

Des forêts prochaines

Parmi les buées.

 

Le ciel est de cuivre

Sans lueur aucune.

On croirait voir vivre

Et mourir la lune.

 

Corneille poussive

Et vous, les loups maigres,

Par ces bises aigres

Quoi donc vous arrive ?

 

Dans l’interminable

Ennui de la plaine

La neige incertaine

Luit comme du sable.

 

 

 


Paul VERLAINE

Romances sans paroles, 1874

 

 

LEBOURG.jpg

 

(...) Le ciel est de cuivre

Sans lueur aucune.

On croirait voir vivre

Et mourir la lune.

 

 

 

Charles-Albert Lebourg (1849-1928)

Notre Dame de Paris par temps de neige

Huile sur toile, 1891 - Lille, Palais des Beaux-Arts

 


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Published by Nuageneuf nuageneuf - dans VERLAINE Paul
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commentaires

le chêne 13/01/2013 13:47


C’est dans l’atavisme de l’hiver – ou de sa nature – chère Célestine, de jeter un froid sur les choses.


 


Bon week-end à vous. Virginie.

Celestine 13/01/2013 13:33


Atavisme? je ne comprends pas...pourtant j'essaie, hein, j'en ai mal aux yeux à force de les fermer pour me concentrer sur le sens de ctte phrase...

le chêne parlant 13/01/2013 09:35


Atavisme oblige, chère Célestine.

Celestine 12/01/2013 19:25


Même en mots sublimes, même en peinture admirable, l"hiver me donne froid.

Nuageneuf 12/01/2013 16:26


 


Bien sûr, chère Virginie, bien sûr ! Merci pour cette sélection particulièrement adaptée.


 


 





L’étranger


Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?


- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.


- Tes amis ?


- Vous vous servez là d’une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.


- Ta patrie ?


- J'ignore sous quelle latitude elle est située.


- La beauté ?


- Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.


- L’or ?


- Je le hais comme vous haïssez Dieu.


- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?


- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !


 


C.BAUDELAIRE


in Petits Poèmes en prose.


 


Note : L'Etranger est le tout premier poème de Baudelaire publié sur Nuageneuf !

Le chêne parlant 12/01/2013 13:21


Heureusement, il reste les nuages... pour éclairer le ciel.


 



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