Clin d’œil à Oscar Wilde A uteur de grand talent, provocateur, dandy, séducteur passionné balayé par la haine populaire à cause de son originalité, Oscar Wilde reste de ces écrivains qui a imposé à jamais la marque de son nom et qui mérite que l’on vienne...
La rencontre de Causette et Marius ... Un baiser et ce fut tout ... Elle lui prit une main et la posa sur son cœur. Il sentit le papier qui y était. Il balbutia : — Vous m’aimez donc ? Elle répondit d’une voix si basse que ce n’était plus qu’un souffle...
Le ciel de mon coeur Le ciel est gris lorsque tu grondes : Tombe la pluie, souffle le vent, Et, dans un tourbillon, le monde Se courbe et fuit en m’emportant Au fond d’une forêt profonde Où mon coeur souffre en attendant Que s’apaise cet ouragan. Le ciel...
Un arbre est là-bas Un arbre est là-bas, qui vous fait un geste ; Le temps d'y courir, il vous donne un fruit. Un peu de soleil brûle sous la veste, L'ombre d'un ruisseau m'arrive à doux bruit. Un million de cieux...foin de passeports ! Je ne veux rêver...
Je n'ai jamais revu Je n'ai jamais revu cet enfant silencieux Qui se lavait les yeux La nuit Dans les rivières Je ne l'ai pas revu Et ses amies les pierres Ne m'ont rien dit tout bas Il est près de la mer Il s'est crevé les yeux Il sort la nuit dans les...
La fête de Hanouka commence ce soir, 8 décembre. Pour les juifs, Hanouka est la fête des lumières . La pratique la plus célèbre liée à cette fête est l'allumage de huit bougies. Une ménorah (un chandelier) avec ses bougies allumées. La musique klezmer...
Texte écrit par le général Philippe MOUNIER, publication avec son assentiment. Texte intialement découvert sur l'excellent blog instants.over-blog.com Oxymore onirique Paris, 1er janvier 2007 Chère amie, Contrôlez votre éreuthophobie, car à la suite de...
LA DIVE BOUTEILLE O Bouteille, Pleine toute De mystères, D'une oreille Je t'écoute : Ne diffère, Et le mot profère Auquel pend mon cœur En la tant divine liqueur, Qui est dedans tes flancs reclose, Bacchus, qui fut d'Inde vainqueur, Tient toute vérité...
Le caillou le caillou est une créature parfaite égal à lui-même protégeant ses limites empli exactement d'un sens de pierre dont l'odeur ne rappelle rien n'effraie pas ne suscite pas de désir son ardeur et sa froideur sont justes et pleines de dignité...
A tribute to Gary Larson, Kandinsky, Steinway & Sons, A.M., Erroll Garner, Joe Pass and O.C. Des voeux chaleureux d'heureux anniversaire dear O.C. and Many many happy returns ! O.C. didn't feel the first pangs of real panic until he pulled the emergency...
Plus sérieusement, il s'agira ici de proposer un extrait de Zadig ou la destinée. * (Avertissement : Toute ressemblance avec des personnages existants est fortuite.) * À la cour du roi de Babylone, le jeune Zadig se fait apprécier pour ses qualités. Il...
"Pendant douze ans on a fait chambre commune mais rêve à part." Le sang à la tête - 1956. "Entre truands, les bénéfices ça se partage, la réclusion, ça s'additionne." Le cave se rebiffe - 1961. "Quand on parle pognon, à partir d'un certain chiffre, tout...
En Relisant Ta Lettre En relisant ta lettre je m'aperçois que l'orthographe et toi, ça fait deux C 'est toi que j'aime Ne prend qu'un M Par-dessus tout Ne me dis point Il en manque un Que tu t'en fous Je t'en supplie Point sur le I Fais-moi confiance...
Quelques titres de Verhaeren pourraient former un poème. Les tendresses premières. Ardeurs naïves. Les pas. Les fruits. Convalescence. Le comte de la mi-carême. Le grenier. L'horloger. Le jardin. Les pâques. Mon village. L'envolée. Le bain. Seize, dix-sept...
A l'envers de ma porte Ma peur bleue, ma groseille, L’amour est une abeille Qui me mange le cœur Et bourdonne à ma bouche Que tu nourris et touches Des baisers du malheur. Mon ange sans oreilles, Ma peur bleue, ma groseille, Ne viendras-tu jamais À l’envers...
Il n’y a pas de Calais… Coluche avait construit un sketch autour de Calais et de son "pas" en jouant sur la polysémie* de ce mot ; précisément en voyant dans ce "pas" une négation : "Ils auraient pu prévenir qu'il n'y a pas de Calais"... Mais nous ne...
Pour Christelle, tendrement. Quand on perd ses parents, on s'appelle orphelin Quand on perd son épouse, alors on s'appelle veuf Quand on perd sa jeunesse, bien entendu, c'est vieux que l'on devient Mais quand on perd son gamin, y a pas de mot Il n'y a...
...Novembre. Cela fait quelques jours qu’on ne l’a pas vu, tout affairé qu'il est à farfouiller dans les feuilles mortes à la recherche d’insecte craquant ou d’une limace dodue. Le hérisson disparaît fin novembre. Peu avant, il va chercher et trouver...
... Ô Soleil ! toi sans qui les choses Ne seraient que ce qu'elles sont ! Hymne au soleil Je t'adore, Soleil ! ô toi dont la lumière, Pour bénir chaque front et mûrir chaque miel, Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière, Se divise et demeure...
Litanie des écoliers Saint-Anatole, Que légers soient les jours d'école ! Saint Amalfait, Ah ! Que nos devoirs soient bien faits ! Sainte Cordule, N'oubliez ni point ni virgule. Saint Nicodème, Donnez-nous la clef des problèmes Sainte Tirelire, Que Grammaire...
Prête aux baisers résurrecteurs Pauvre je ne peux pas vivre dans l’ignorance Il me faut voir entendre et abuser T’entendre nue et te voir nue Pour abuser de tes caresses Par bonheur ou par malheur Je connais ton secret par cœur Toutes les portes de ton...
« Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d’autre » Je t’aime Je t’aime pour toutes les femmes que je n’ai pas connues Je t’aime pour tous les temps où je n’ai pas vécu Pour l’odeur du grand large et l’odeur du pain chaud...
Plût-il à Dieu n’avoir jamais tâté Plût-il à Dieu n’avoir jamais tâté Si follement le tétin de m’amie ! Sans lui vraiment l’autre plus grande envie, Hélas ! ne m’eût, ne m’eût jamais tenté. Comme un poisson, pour s’être trop hâté, Par un appât, suit la...
Rimbaud meurt aujourd'hui. C'est il y a 121 ans et c'est le 10 novembre 1891 à Marseille. Et c'est hier. Enfance Au bois il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir. Il y a une horloge qui ne sonne pas. Il y a une fondrière avec un nid...
Jacques DUPIN nous a quitté il y a quelques jours, le 27 octobre exactement. Il avait 85 ans. Nous avions donné ce poème fulgurant le 12 mai de cette année. Nous le publions de nouveau. Bon vent, monsieur DUPIN. Paul Celan Comme franchies la stridence,...