Poésie, Poésie pour enfant, Poésie pour la jeunesse, Textes classiques et modernes, Mémoire de la Shoah,
Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne, Ô vase de tristesse, ô grande taciturne, Et t'aime d'autant plus, belle, que tu me fuis, Et que tu me parais, ornement de mes nuits, Plus ironiquement accumuler les lieues Qui séparent mes bras des immensités...
La trace de l'absent ou la chaîne de la descendance ©Francine MAYRAN Dyptique Le diptyque de Francine MAYRAN "La trace de l'absent ou la chaîne de la descendance" “La chaîne n'a pas été rompue, la chaîne continue, des parents aux enfants, du père au fils,...
Complainte amoureuse Oui dès l’instant que je vous vis, Beauté féroce, vous me plûtes. De l’amour qu’en vos yeux je pris Sur-le-champ vous vous aperçûtes. Ah ! Fallait-il que vous me plussiez, Qu’ingénument je vous le dise, Qu’avec orgueil vous vous tussiez...
L'âme Comme un exilé du vieux thème, J'ai descendu ton escalier ; Mais ce qu'a lié l'Amour même, Le temps ne peut le délier. Chaque soir quand ton corps se couche Dans ton lit qui n'est plus à moi, Tes lèvres sont loin de ma bouche ; Cependant, je dors...
« […]Notre monde est le premier à avoir inventé des instruments de persécution ou de destruction sonores assez puissants pour qu'il ne soit même plus nécessaire d'aller physiquement fracasser les vitres ou les portes des maisons dans lesquelles se terrent...
Si le poète se décourageait Si le poète se décourageait, les feuilles tomberaient des arbres - et leurs branches prendraient le profil de potences. Si le poète se décourageait, les femmes enceintes ne donneraient plus la vie, ne donneraient plus jamais...
La Cigarette Oui, ce monde est bien plat ; quant à l’autre, sornettes. Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort, Et pour tuer le temps, en attendant la mort, Je fume au nez des dieux de fines cigarettes. Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes....
Le silence répand son vide Le silence répand son vide ; Le ciel, lourd d’orage, est houleux ; On voit bouger, tiède et limpide, Le vent dans un mimosa bleu. Prolongeant sa douceur étale, Le jour ressemble aux autres jours ; Un craintif et secret amour...
LA JEUNE FILLE VIETNAMIENNE Elle descend l’escalier d’un jardin. Hier soir son ami est parti. Il est aussi jeune qu’elle. Il doit marcher dans la forêt, son barda sur la tête, l’oreille collée à la liberté. Elle va. Déjà elle entend, comme des clochettes,...
Éteins mes yeux Éteins mes yeux : je te verrai encore Bouche-moi les oreilles : je t’entendrai encore Sans pieds, je marcherai vers toi Sans bouche, je t’invoquerai encore Coupe-moi les bras : je te saisirai Avec mon cœur comme avec une main Arrache-moi...
Le sketch de Raymon DEVOS est une tragédie glaçante dont le texte est admirablement haussé par le choix de l'accompagnement musical qu'est cette 5e étude de Sor. L'osmose est parfaite entre le texte parlé et la mélodie qui exprime ce que le texte ne veut...
«Plus je vois les hommes, moins je les aime. Si je pouvais en dire autant des femmes, tout serait pour le mieux.» Lord Byron ... Plus je vois les hommes, moins je les aime ... Juergen Teller Né en Allemagne en 1964, Juergen Teller est photographe. Nb...
Crédits photo : Bernat Armangue/AP/SIPA/Bernat Armangue/AP/SIPA En noir et blanc. Le sourire aux lèvres, ces jeunes juifs ultra orthodoxes, sagement alignés devant le mur des Lamentations, n'ont pas hésité à interrompre quelques instants leurs prières...
L’HIVER Dans l’interminable Ennui de la plaine, La neige incertaine Luit comme du sable. Le ciel est de cuivre Sans lueur aucune, On croirait voir vivre Et mourir la lune. Comme des nuées Flottent gris les chênes Des forêts prochaines Parmi les buées....
Je suis neuf Je suis neuf tu m'agrandis passe tes mains dans mes cheveux passe tes doigts dans mes jours morts pose tes lèvres sur mes yeux image double du secret fermé trois fois dans ma colère au bord d'un soir tu apparais mon rêve exact de chair et...
Parler d’autre chose. marée basse. Nous avons vu les balanes, vu les bernicles, vu les ongles sur nos mains. Personne n’a découpé le mot dans la paroi de notre cœur. (Traces du crabe des plages, le lendemain, sillons de rampants, galeries d’habitation,...
” Qu’elle a été grande, la France ! De l’individualisme et du culte de la liberté pour lesquels, autrefois, elle avait versé son sang – elle n’a retenu, dans sa forme crépusculaire, que l’argent et le plaisir. Quand on ne croit à rien, les sens deviennent...
Bonjour, monsieur Wiesel ! Elie WIESEL (...) Un jour que nous revenions du travail, nous vîmes trois potences dressées sur la place d'appel, trois corbeaux noirs. Appel. Les S.S. autour de nous, les mitrailleuses braquées : la cérémonie traditionnelle....
Nicolas BOILEAU 1636-1711 Portrait par Hyacinthe RIGAUD, 1704 C'est en vain qu'au Parnasse un téméraire auteur Pense de l'art des vers atteindre la hauteur. S'il ne sent point du Ciel l'influence secrète, Si son astre en naissant ne l'a formé poète, Dans...
Lorsque l'enfant paraît Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille Fait briller tous les yeux, Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,...
Grillage de la pluie Les flèches de la pluie brûlent et la route fume Et dix mille petites blessures étincellent La grille de la pluie tisse le paysage enserre les jardins et griffe la fenêtre Le grillage de la pluie étend ses doigts lisses sur les frais...
Cédric BERNARD écrit un poème au quotidien qu'il donne sur son blog. Des baisers sur les cols Le ciel a entr'ouvert sa chemise sur sa poitrine le froid y déposa son baiser aux joues rosies répondit la terre par la pâleur les esprits d'enfants se décomposèrent...
TINTEMENT Et la grive sifflait son chant sur les os des morts. Nous étions sous un arbre et voyions le temps s'écouler. Le cimetière et la cour de l'école se rejoignirent et grandirent comme deux courants dans l'océan. Le tintement des cloches de l'église...
Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) Copie anonyme d’un original d’Hilaire Le Dru. Musée de Douai Norbert TRECA Marceline DESBORDES-VALMORE Jardins de l'église Notre Dame à Douai L’OREILLER D’UNE PETITE FILLE Cher petit oreiller, doux et chaud sous...
©A RITZ "J'parle pas aux cons, ça les instruit." Audiard par Audiard - 1995. "Il y a de drôles de petites salopes maintenant ; plus tard, ça devient de grandes salopes." Audiard par Audiard - 1995. "Il y a des aristocrates et des parvenus dans la connerie...