Poésie, Poésie pour enfant, Poésie pour la jeunesse, Textes classiques et modernes, Mémoire de la Shoah,
En politique, moins on a à dire, plus il faut le faire savoir. C'est ce qu'a tenté François Bayrou, mardi, en dénonçant "les mensongeurs". Entendez par là tous ceux qui ne sont pas "dans le camp de l'équilibre et de la vérité" (le sien).
Dans ce mot, a remarqué le président du MoDem, "il y a mensonge et songe". Waou ! Autrement dit, les menteurs et les rêveurs. C'est un peu tiré par les cheveux, mais M. Bayrou, agrégé de lettres, a le droit, sinon le devoir, d'élargir notre vocabulaire.
En juillet, la coruscante ministre de l'économie, Christine Lagarde, s'y était employée elle aussi. Voulant conjuguer rigueur (mot tabou) et relance, elle avait décrété la "rilance". Hélas, personne ne l'a suivie. Ce mot-valise a disparu aussitôt dans les poubelles de l'Histoire.
Tout laisse à penser que "mensongeurs" ne fera pas une plus longue carrière. Les mots inutiles ne durent que ce que durent les poses (et les pauses et je mets dans le lot mes proses !...) : l'espace d'une mi-temps.