Poésie, Poésie pour enfant, Poésie pour la jeunesse, Textes classiques et modernes, Mémoire de la Shoah,
Paul Delvaux peint des gares, des wagons, des femmes nues et des hommes habillés qui ne les regardent pas (les femmes).
Il dira : « Balancé entre la sensualité et le respect, j'ai peint des femmes qui sont une sorte de compromis entre Eve et la Vierge Marie. Elles sont vertueuses jusque dans leur impudeur » et « Je les peins parce qu'elles sont belles et désirables. »
On peut visionner une partie de l’œuvre de Delvaux ici (6mn environ) : link
Exil à Paul Delvaux
Parmi les bijoux les palais des campagnes
Pour diminuer le ciel
De grandes femmes immobiles
Les jours résistants de l'été
Pleurer pour voir venir ces femmes
Régner sur la mort rêver sous la terre
Elles ni vides ni stériles
Mais sans hardiesse
Et leurs seins baignant leur miroir
œil nu dans la clairière de l'attente
Elles tranquilles et plus belles d'être semblables
Loin de l'odeur destructrice des fleurs
Loin de la forme explosive des fruits
Loin des gestes utiles les timides
Livrées à leur destin ne rien connaître qu'elles-mêmes.
Paul Eluard