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Il y a deux mois, en Irak, massacre chez les chrétiens. 51 morts, assassinés.

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Un homme cloue une croix et le drapeau national sur le cercueil d'un proche décédé dans l'attentat contre la cathédrale de Notre-Dame du Perpétuel Secours, le 31 octobre, à Bagdad © Ahmad Al-Rubaye/AFP

 

Ce 31 octobre, étaient-ils venus attaquer la Bourse de Bagdad, comme l’assure le ministère de l’Intérieur irakien, puis, face au dispositif de sécurité, se sont rabattus sur l’église la plus proche ? Ou la cathédrale syriaque catholique de Notre-Dame du Perpétuel Secours (Sayidat al-Najat) était-elle l’objectif initial du commando jihadiste ? C’est une des zones d’ombre de la sanglante attaque de ce dimanche soir, au centre de Bagdad, qui a fait 51 morts : 39 otages chrétiens (dont 2 prêtres, 5 femmes et 7 enfants), 7 membres des forces irakiennes et 5 terroristes. L’autre interrogation porte sur le déroulement exact de la prise d’otages : pourquoi le bilan de 7 morts, donné dimanche soir, a soudainement bondi à une quarantaine lundi matin ? Enfin, quel rôle exact ont joué les troupes américaines dans l’assaut visant à délivrer les otages ? L’armée américaine assure que ses conseillers, envoyés sur place, sont arrivés après l’opération des forces spéciales irakiennes. Mais des otages assurent avoir été libérés par des GI’s - dont la tenue est identique aux uniformes de l’armée irakienne.

C’est dimanche à 17 heures que l’attaque a débuté par l’explosion d’une voiture piégée. Les assaillants, vêtus de treillis, ont tué deux gardes à l’entrée de la cathédrale, dans le quartier de Kerada. Une centaine de personnes participaient alors à la messe. Le groupe d’hommes armés a tué immédiatement le prêtre et poussé les fidèles à coups de crosse vers l’arrière du bâtiment. Les assaillants auraient alors contacté les autorités par téléphone, demandant que soient relâchés des prisonniers islamistes en Irak mais aussi en Egypte. L’Etat islamique en Irak, une filiale locale d’al Qaeda, aurait aussi demandé que soient libérées dans les 48 heures deux femmes converties à l’islam et retenues contre leur gré dans des monastères coptes (chrétiens) en Egypte, comme le veut une rumeur tenace et fréquemment répandue dans les milieux islamistes.

Voyant que le dialogue ne menait nulle part, les autorités irakiennes ont décidé de donner l’assaut peu avant 21 heures. C’est à ce moment-là que le commando aurait jeté des grenades et déclenché ses ceintures d’explosifs, provoquant un véritable carnage. Cette attaque est la plus grave et la plus spectaculaire contre la petite communauté chrétienne d’Irak, déjà frappée par une émigration massive depuis l’embargo des années 90, plus encore depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, qui a ouvert la porte aux milices islamistes.

 

Voici le témoignage d’une Irakienne qui a échappé de peu à la mort :

 

 « Peu avant 5 heures et demie, nous avons entendu des cris près de l’autel. L’église était pleine. Près de 200 personnes étaient là. J’étais venue à la messe du soir avec mes parents, ma sœur, mes deux frères et leurs enfants. Tout à coup, des coups de feu ont retenti. Nous nous sommes tous jetés sur le sol. Ils ont commencé à crier et à nous insulter : « Chiens de chrétiens, vous allez tous mourir, car vous êtes des infidèles, vous irez en enfer et nous, au paradis. Allah akbar ! » Ils ont tué tout de suite les personnes du premier rang, puis le prêtre a tenté de s’interposer pour les calmer. Il a été exécuté.

 

J’avais 4 de ces terroristes en face de moi. Je voyais leur haine dans leur regard. Ils ont commencé par tuer tous les hommes, puis les enfants. Mon frère a été emmené, puis mitraillé contre le mur. Ils riaient en continuant à nous insulter. Puis, ils ont pris les femmes, dont ma mère, et les ont enfermées dans la sacristie. Il y avait peut-être 40 personnes. Et ils ont jeté des grenades par paquets à l’intérieur. Nous avons tous hurlé et ils se sont mis à tirer dans le tas. Je pensais mourir aussi. L’un des terroristes, voyant que mon père n’était que blessé, l’a achevé. Mon père tentait de protéger mon neveu de 3 ans sous son corps, mais ils ont pris l’enfant et lui ont tiré une balle dans la tête. Une vieille femme blessée au ventre suppliait à côté de moi qu’on l’achève. « Tu dois sentir la douleur, car tu es une infidèle », lui a répondu un Syrien… »

 


Oser croire que la fête de la Nativité puisse être pour chacun de vous un moment de joie et de paix, c'est traduire l'objet de mon souhait. Je l'adresse à tous ceux qui passeront ici.

 

 

Lechim Authex.

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