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MAMBRINO. La poésie mystique.

 

Attendez les amis ! Ne vous sauvez pas à grandes enjambées. On vous entend d'ici : - Quoi ? La poésieca_va_pas_la_tete-1.jpg mystique ? Mais ils sont devenus fous, sur Nuageneuf ! Rassurez-vous. On va y aller à tâtons, juste pour voir. Prenez Rimbaud, au hasard,  quand il écrit dans Une Saison en enfer : « La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde. » ou bien plus loin « Ô l’autre monde, l’habitation bénie par le ciel et les ombrages ! » Cela nous surprend chez notre si cher Arthur. Et pourtant, nous entrons avec ces vers dans le domaine de ce qu'on appelle la poésie mystique. Donc, pas de panique...

 


 

 

Jean Mambrino.

                                                                                                                                       mambrino1.jpg Dans un article précédent, il y a un mois environ, nous évoquions une de ses définitions d’exception de la poésie. Nous la devions à Lyre, lectrice attentive à n'en pas douter, et sans doute très amoureuse. De la poésie. 

                  ♥   ♥   ♥

 

« La poésie est un langage silencieux qui efface ses propres traces, pour qu’on entende ce que les mots ne disent pas. »

Source : dans le livre de Gérard Pfister, « La poésie, c'est autre chose » – 1001 définitions de la poésie, Arfuyen, 2008

 

 

 

Le mot de passe est un recueil de poèmes très courts, semblables aux haïkus, que Jean Mambrino ouvre sur une citation de William Shakespeare :

 

« Et nous éclairons le mystère des choses

Comme si nous étions les espions de Dieu. »

 

Dans le même ouvrage, on s’arrêtera sur ce texte exemplaire qui est une autre définition lumineuse de la poésie :

« Une vision aussi ronde que l'étonnement ouvre l'empan du monde dans le point d'un regard. Il suffit d'y consentir, même en rêve, pour la recevoir et du même coup la reconnaître, tel un visage qui sort de la confusion des foules. Un être unique se détache ainsi de la multitude et nous touche, à peine, avec des mains d'aveugle. Longue et muette conversation, à distance, où dans l'ignorance un message est partagé, une confidence ouverte dont nul ne connaît la source et qui concerne un secret universel. Cette vision vient comme la foudre et s'éloigne plus lentement que l'Océan. »

 


 

Le mot de passe contient environ quatre cents distiques. Extrait :

 

L'as-tu rêvé ce cheval

à tête de rosée ?

 

Saute à travers

ton absence

 

Toutes ces lignes t'égarent

et te conduisent

 

Sous les mots couverts

la braise

 

Jean Mambrino


Note : Rappelons que Jean Mambrino appartient à la Compagnie de Jésus.

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N
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Votre visite chez Nuage nous enchante, chère Lucye, et votre ressenti de la poésie de Jean Mambrino est très sensible. « Soulever<br /> un léger voile » dites-vous ! Allez-vous nous emporter vers le Saint des Saints ?...<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> C'est vrais que les mots sont silence dans la poésie, il peuvent être aussi comme un couteau tranchant, en fait, tout vient d'ailleurs là ou<br /> nous pouvons soulever un léger voile...Amicalement<br /> <br /> <br /> <br /> Lucye<br /> <br /> <br /> <br />
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