Poésie, Poésie pour enfant, Poésie pour la jeunesse, Textes classiques et modernes, Mémoire de la Shoah,
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU vient d'enregistrer deux candidatures de poids : celles de l'Iran et de la Libye. En tout, cela fera donc six postulants (avec la Malaisie, les Maldives, le Qatar et la Thaïlande). Le problème est qu’il n’y a que quatre sièges à pouvoir.
Le vote aura lieu le 13 mai prochain.
Des esprits chagrins s'en émeuvent, avec des objections ridicules. On reproche au colonel Kadhafi d'avoir proclamé la guerre sainte contre la Suisse, au lieu de tenir compte de l'assouplissement de sa position : ne réclamait-il pas, il y a quelques mois, la dissolution de la Confédération helvétique, dont le territoire serait réparti entre ses voisins ?
Quant au gouvernement de Téhéran, il ne lui est pas reproché seulement le musellement de la presse, l'enfermement des femmes, des détentions arbitraires, des tortures et une médaille d'argent (derrière la Chine) pour les exécutions capitales : on fait valoir que l'ayatollah Khamenei, Guide suprême de la révolution, considère les droits de l'homme comme "une invention occidentale", contraire à l'islam. Et alors ?
C’est bien connu : nul n'est plus compétent pour défendre une cause que celui qui la viole. L'Organisation mondiale de la santé se porterait mieux si elle était dirigée par un alcoolique invétéré. Et l'Unesco cesserait de remuer du vent si elle avait à sa tête un inculte notoire, analphabète et fier de l'être.