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BAUDELAIRE ... Tout cet appareil ondoyant...

 

extrait

 

 

          (…)Le bercement des nourrices, les câlineries maternelles, les chatteries des sœurs, surtout des sœurs aînées, espèce de mères diminutives, transforment, pour ainsi dire, en la pétrissant, la pâte masculine. L’homme qui, dès le commencement, a été longtemps baigné dans la molle atmosphère de la femme, dans l’odeur de ses mains, de son sein, de ses genoux, de sa chevelure, de ses vêtements souples et flottants,


 

 

Van Dongen


y a contracté une délicatesse d’épiderme et une distinction d’accent, une espèce
d’androgynéité, sans lesquelles le génie le plus âpre et le plus viril reste, relativement
à la perfection dans l’art, un être incomplet. Enfin, je veux dire que le goût précoce
du monde féminin, mundi muliebris, de tout cet appareil ondoyant, scintillant et
parfumé, fait les génies supérieurs ; et je suis convaincu que ma très-intelligente
lectrice absout la forme presque sensuelle de mes expressions, comme elle approuve
et comprend la pureté de ma pensée.(…)

  

 

 

Charles BAUDELAIRE in Petits poèmes en prose – 1868 –

Les Paradis artificiels, Un Mangeur d’opium. VII. Chagrins d’enfance.

 

 


 

Kees-Van-Dongen.jpg

Kees Van Dongen, Tango ou Le Tango de l’archange 1922 – 1935. Coll. Nouveau Musée National de Monaco © Succession Kees Van Dongen / SODRAC2008

 

 


Note : Lire l'article de Patrick Mandon consacré à Van Dongen ici 

 

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