Poésie, Poésie pour enfant, Poésie pour la jeunesse, Textes classiques et modernes, Mémoire de la Shoah,
Illustration : la place du marché Ste Catherine
Depuis quand le fruit des mûriers fait à la chaussée de la place du Marché Sainte Catherine de si belles tâches de vin mûr, ou de sang desséché, comme on en voit au coeur des althaeas ou à l’aréole du sein découvert ? Comme un nid de Sybilles, l’abîme enfante ses merveilles : Vous!
“Ci-git-le-coeur” n’a plus d’île, ni de Cité. Splendeur de vivre qui s’exile sous l’enseigne verte du bonheur.
Parmi les cris des sternes ou toutes les proches cloches ursulines, mon ode monte vers l’or de l’astre de bronze, à la hauteur de vos cils, peuple des miens.
Une maison de verre dans les étoiles abrite les spasmes d’éclairs de vos ravissements; lien flagrant qui défie les saisons. Une pièce blanche comme semoule.
Une longue jambe en eau tiède, l’autre pèse en caresse fraîche;
un souffle, le plus chaud de toujours, se lève secrètement, bassin qui bleuit, et déferle jusqu’à ces cayes de l'onde, jusqu’au lieu plein de soie.
L’instant rit.
Le temps était malade, en fuite inexorable.
le hors-temps, oui, le coeur décloué!
-enfin!
il replie délicatement, un à un,
les pétales blancs
des pâquerettes
blanches,
chaque soir,
pour tenir leurs coeurs
en or
bien au chaud.
...Hé ! Vous ! la vie, venez !
désirable
Léchim Authex