Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 06:16

 

 

 

 

 

 

 

"Que de choses il faut ignorer pour agir !"
Paul Valéry
Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans billets
commenter cet article
21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 06:00

 

 

Hardiment chapardé sur l'excellent blogue de Virginie, Le Chêne parlant

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans billets
commenter cet article
21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 05:25

 

 

Oui, c'est déjà de l'histoire ancienne. L'origine en est canadienne et remonte à l'année 2005 ! Mais les talents de nos cousins de la Belle Province traversent le temps sans perdre une ride. Aussi, ne nous privons de cette délicieuse ré-écoute.   

 

 

 

 

Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans billets
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 06:03

 

 

paul_celan.jpg

 

Paul Celan se donne la mort en se jetant dans la Seine, du pont Mirabeau, le 20 avril 1970. Dans un poème longtemps inédit, daté du 4 août 1969, il écrit ces vers :

 

 


Tu jettes après moi, un noyé,

de l’or :

peut-être qu’un poisson

se laissera soudoyer

 

Mort, donne-moi

Ma fierté

 

 

 

 

Relire et retrouver Paul Celan ici

 


Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans CELAN Paul
commenter cet article
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 05:48

 

 

 

Alphaville est un film de Jean-Luc Godard sorti en 1965. Le rôle principal est incarné par son épouse, la très belle et très troublante Anna Karina. Elle y récite Eluard. 

 

 

 

 

 

 

 

Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lèvres.
Nos silences, nos paroles. 
La lumière qui s'en va, la lumière qui revient.
Un seul sourire pour nous deux. Pas besoin de savoir.
J'ai vu la nuit créer le jour sans que nous changions d'apparence.
O bien aimée de tous, bien aimée d'un seul, en silence ta bouche a promis d'être heureuse.
De loin en loin dit la haine, de proche en proche dit l'amour.
Par la caresse nous sortons de notre enfance.
Je vois de mieux en mieux la forme humaine, comme un dialogue d'amoureux.
Le coeur n'a qu'une seule bouche.
Toutes les choses au hasard, tous les mots dits sans y penser.
Les sentiments à la dérive.
Les hommes tournent dans la ville.
Le regard, la parole et le fait que je t'aime, tout est en mouvement.
Il suffit d'avancer pour vivre, d'aller droit devant soi vers tous ceux que l'on aime.
J'allais vers toi. J'allais sans fin vers la lumière.
Si tu souris, c'est pour mieux m'envahir. 
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard.

 

 

Paul Eluard

Capitale de la Douleur, 1926

 

 


Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans ELUARD Paul
commenter cet article
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 06:57

 

 

 

 

Auschwitzdeportation 42 à 44

 

 

 

 

Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans SHOAH
commenter cet article
15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 05:36

 

 

...Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,

Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,

Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,

Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,

Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,

Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! 

 


15 avril 2010 - 15 avril 2012. Aujourd'hui, deux années se sont écoulées depuis la création de Nuageneuf. Un peu plus de 750 poèmes, textes en prose ou billets illustrés d'un peu plus de 800 toiles de maîtres ont été publiés. Petit à petit, jour après jour, des ami(e)s sont venus. Ex nihilo. Cela reste très mystérieux. (Presque) tous sont restés. Mieux encore, quelques sites d'universités françaises (Lyon II, Nancy, Grenoble etc...) et québécoises (Montréal, Québec etc..., l'université du Manitoba...), une vingtaine de collèges, de classes ou de professeurs nous référencent ou nous citent ou, fort heureusement, nous corrigent. Ces encouragements aussi inattendus qu'inespérés sont autant de chaleureuses incitations à poursuivre notre cheminement en poésie, à tenter de faire partager nos découvertes, nos élans ou nos émerveillements malgré les temps mauvais et les ciels d'avenir qui s'obscurcissent. Nous proposons à l'occasion de ce deuxième anniversaire la tirade des "Non merci" extraite de l'Acte II, scène VIII de Cyrano de Bergerac.

 


 

LE BRET


Si tu laissais un peu ton âme mousquetaire,

La fortune et la gloire...

 

CYRANO


                                  Et que faudrait-il faire ?

Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,

Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc

Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce,

Grimper par ruse au lieu de s'élever par force ?

Non, merci ! Dédier, comme tous ils le font,

Des vers aux financiers ? se changer en bouffon

Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre,

Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?

Non, merci ! Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud ?

Avoir un ventre usé par la marche ? une peau

Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ?

Exécuter des tours de souplesse dorsale ?...

Non, merci ! D'une main flatter la chèvre au cou

Cependant que, de l'autre, on arrose le chou,

Et donneur de séné par désir de rhubarbe1,

Avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe ?

Non, merci ! Se pousser de giron en giron2,

Devenir un petit grand homme dans un rond,

Et naviguer, avec des madrigaux3 pour rames,

Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ?

Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy4

Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci !

S'aller faire nommer pape par les conciles

Que dans des cabarets tiennent des imbéciles ?

Non, merci ! Travailler à se construire un nom

Sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres ? Non,

Merci ! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes5 ?

Être terrorisé par de vagues gazettes6,

Et se dire sans cesse : "Oh ! pourvu que je sois

Dans les petits papiers du Mercure François" ?...

Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême,

Préférer faire une visite qu'un poème,

Rédiger des placets7, se faire présenter ?

Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais... chanter,

Rêver, rire, passer, être seul, être libre,

Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre,

Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,

Pour un oui, pour un non, se battre, - ou faire un vers !

Travailler sans souci de gloire ou de fortune,

À tel voyage, auquel on pense, dans la lune !

N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,

Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,

Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,

Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !

Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,

Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,

Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,

Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,

Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,

Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !

 

LE BRET

 


Tout seul, soit ! mais non pas contre tous ! Comment diable

As-tu donc contracté la manie effroyable

De te faire toujours, partout, des ennemis ?

 

CYRANO

 


A force de vous voir vous faire des amis,

Et rire à ces amis dont vous avez des foules,

D'une bouche empruntée au derrière des poules !

J'aime raréfier sur mes pas les saluts,

Et m'écrie avec joie : un ennemi de plus !

 

 

(...) 


LE BRET

après un silence, passant son bras sous le sien

 

Fais tout haut l'orgueilleux et l'amer, mais, tout bas,

Dis-moi tout simplement qu'elle ne t'aime pas !

 

CYRANO

vivement

 

Tais-toi ! 

 

 

 

 

Notes pour les plus jeunes :


1. Et, donneur de séné par désir de rhubarbe : ce vers vient d'une expression " proposer la rhubarbe pour avoir le séné ", qui signifie s'entendre à l'amiable mais de façon malhonnête : Cyrano n'accepte pas les arrangements louches.

2. giron : partie du corps qui s'étend de la ceinture au genoux quand on est assis ; ici, signifie "lieu protecteur ".

3. madrigaux : le madrigal est une petite pièce de vers exprimant une pensée fine, tendre ou galante.

4. le bon éditeur de Sercy : puisque cet éditeur publiait à compte d'auteur, cela signifie qu'il éditait des gens sans doute de peu de talent qui payaient pour se faire remarquer.

5. mazette : personne qui manque de force, d'habileté, d'énergie.

6. gazette : journal.

7. placet : écrit qui a pour but de demander une grâce, une faveur.

 


 nuageneuf.jpg

Nuageneuf remercie tout particulièrement Pik

de lui avoir adressé ce photo-montage.

 


Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans Cyrano de Bergerac
commenter cet article
13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 06:21

 

 

 

 

 

 

Bien que né à Anvers, Jacques Sternberg (1923-2006) ne raconte pas sa vie comme une histoire belge. Il l'évoque en quelques chiffres : 30 emplois différents, 39 livres publiés abordant tous les genres, plus de 1000 chroniques parues un peu partout, un film pour Alain Resnais, une pièce créée par la Comédie-Française, 300 000 km en Solex et 20 000 miles en dériveur.

 

 

Velosolex-1010-de-1957.jpg

Vélosolex ref.1010, 1957

 

Brigitte-Bardot-Solex.jpg

Le même Vélosolex. La cycliste se nomme Brigitte Bardot.

 

 

 

 

La poussière

 

Dieu était arrivé à bout de ses peines quand il pensa à celles qu'il réservait à l'homme récemment créé et il fut assez satisfait de les résumer en affirmant : « Né de la poussière, tu seras destiné à redevenir poussière. »
Et pour peaufiner le sadisme de sa trouvaille, il donna à l'homme la conscience de n'être que poussière et l'intelligence d'inventer un jour l'aspirateur.

 

 

Jacques Sternberg

188 contes à régler

 

 


Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans Poèmes à Lyre
commenter cet article
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 06:20

 

 

 

 

 

 Nous poursuivons la publication d'extraits arbitrairement choisis

dans le Journal de Jules RENARD.

 

 

 

 

9 février.


Dès qu'on dit à une femme qu'elle est jolie, elle se croit de l'esprit. 

 

27 février.

 

Qu'est-ce que la vie quand elle n'est vue que par des yeux qui ne sont pas des yeux de poètes ?

 

 


...à suivre, bien entendu...


Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans RENARD Jules
commenter cet article
9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 06:23

 

le misanthrope

 

Le Misanthrope ou l'Atrabilaire amoureux est une comédie de Molière en cinq actes, en alexandrins, créée le 4 juin 1666. Elle est inspirée du Dyscolos de Ménandre. Alceste, idéaliste, prétend se comporter sans hypocrisie. Il clame son intransigeance face au pouvoir et à ses compromissions (et préfère par exemple perdre un procès où son bon droit est établi plutôt que d'influencer le juge comme le fait son adversaire)... mais il est épris de Célimène, jeune femme mondaine et coquette. Désireux de fuir cette société pour laquelle il ne serait pas fait, il souhaite convaincre sa dulcinée de renoncer au monde par amour pour lui.

 

 

 

 

Le Misanthrope, Acte 1, SCÈNE PREMIÈRE

 

 

PHILINTE

Vous voulez un grand mal à la nature humaine!

 

ALCESTE

Oui! j'ai conçu pour elle, une effroyable haine.

 

PHILINTE

Tous les pauvres mortels, sans nulle exception,

Seront enveloppés dans cette aversion?

Encor, en est-il bien, dans le siècle où nous sommes...

 

ALCESTE

Non, elle est générale, et je hais tous les hommes:

Les uns, parce qu'ils sont méchants, et malfaisants;

Et les autres, pour être aux méchants, complaisants,

Et n'avoir pas, pour eux, ces haines vigoureuses

Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.

De cette complaisance, on voit l'injuste excès,

Pour le franc scélérat avec qui j'ai procès;

Au travers de son masque, on voit à plein le traître,

Partout, il est connu pour tout ce qu'il peut être;

Et ses roulements d'yeux, et son ton radouci,

N'imposent qu'à des gens qui ne sont point d'ici.

On sait que ce pied plat, digne qu'on le confonde,

Par de sales emplois, s'est poussé dans le monde:

Et, que, par eux, son sort, de splendeur revêtu,

Fait gronder le mérite, et rougir la vertu.

Quelques titres honteux qu'en tous lieux on lui donne,

Son misérable honneur ne voit, pour lui, personne :

Nommez-le fourbe, infâme, et scélérat maudit,

Tout le monde en convient, et nul n'y contredit.

Cependant, sa grimace est, partout, bienvenue,

On l'accueille, on lui rit; partout, il s'insinue;

Et s'il est, par la brigue, un rang à disputer,

Sur le plus honnête homme, on le voit l'emporter.

Têtebleu, ce me sont de mortelles blessures,

De voir qu'avec le vice on garde des mesures;

Et, parfois, il me prend des mouvements soudains,

De fuir, dans un désert, l'approche des humains.

 

(...)

 

 

 

 

desert.jpg

...Et, parfois, il me prend des mouvements soudains,

De fuir, dans un désert, l'approche des humains.


Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans Poèmes à Lyre
commenter cet article

Présentation

  • : nuageneuf.over-blog.com
  • : Poésie, Poésie pour enfant, Poésie pour la jeunesse, Textes classiques et modernes, Mémoire de la Shoah,
  • Contact

Recherche

Pages