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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 05:07

 

 



À peine défigurée

 


À peine défigurée
Adieu tristesse
Bonjour tristesse
Tu es inscrite dans les lignes du plafond
Tu es inscrite dans les yeux que j'aime
Tu n'es pas tout à fait la misère
Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent
Par un sourire
Bonjour tristesse
Amour des corps aimables
Puissance de l'amour
Dont l'amabilité surgit
Comme un monstre sans corps
Tête désappointée
Tristesse beau visage.

Paul Eluard  

 

 

magritte_The-Great-War.jpg 

René Magritte

La grande guerre1964


"Les titres doivent être une protection supplémentaire qui découragera toute tentative de réduire la poésie véritable à un jeu sans conséquence." 

 Magritte.

 

 

* *

 

Françoise Sagan est née le 21 juin 1935. 

C’est à 18 ans qu’elle publie Bonjour tristesse, en 1954. La première phrase de son roman est :

 

« Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. »

 

 

 

***

 

Le graffeur inconnu

 

 bonjour-trsitesse-Berlin.jpg

Immeuble à Berlin.

 

 

La maison d'habitation de Schlesisches Tor (Wohnhaus Schlesisches Tor), également connue sous le nom Bonjour Tristesse, est un bâtiment berlinois à environ 100 mètres au sud-ouest de la station de U-Bahn Schlesisches Tor, au numéro 7 de la Schlesische Straße, dans le quartier de Kreuzberg.

Le bâtiment, dessiné par Álvaro Siza Vieira a été réalisé dans le cadre de l'exposition d'architecture 1984 (Internationale Bauausstellung 1984). 


L'immeuble d'habitation Schlesisches Tor a été construit en 1982/1983, dans un vide interstitiel laissé par la guerre dans un ensemble d'immeubles anciens. 


Le nom Bonjour Tristesse n'a pas été donné à l'immeuble par les architectes, mais par un graffeur inconnu, qui a tagué ces mots sur le pignon du bâtiment. Ce graffiti est probablement une critique à la façade grise et aux fenêtres monotones.

 

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 05:08

Déjà publié le 24/09/2010

Texte enrichi de témoignages.

 

 

 

delvaux-copie-1.jpg

 

 

Illustration : Paul Delvaux

 

Les passantes


Je veux dédier ce poème

A toutes les femmes qu'on aime

Pendant quelques instants secrets

A celles qu'on connaît à peine

Qu'un destin différent entraîne

Et qu'on ne retrouve jamais

 

A celle qu'on voit apparaître

Une seconde à sa fenêtre

Et qui, preste, s'évanouit

Mais dont la svelte silhouette

Est si gracieuse et fluette

Qu'on en demeure épanoui

 

A la compagne de voyage

Dont les yeux, charmant paysage

Font paraître court le chemin

Qu'on est seul, peut-être, à comprendre

Et qu'on laisse pourtant descendre

Sans avoir effleuré sa main

 

A la fine et souple valseuse

Qui vous sembla triste et nerveuse

Par une nuit de carnaval

Qui voulut rester inconnue

Et qui n'est jamais revenue

Tournoyer dans un autre bal

 

A celles qui sont déjà prises

Et qui, vivant des heures grises

Près d'un être trop différent

Vous ont, inutile folie,

Laissé voir la mélancolie

D'un avenir désespérant

 

A ces timides amoureuses

Qui restèrent silencieuses

Et portent encor votre deuil

A celles qui s'en sont allées

Loin de vous, tristes esseulées

Victimes d'un stupide orgueil.

 

Chères images aperçues

Espérances d'un jour déçues

Vous serez dans l'oubli demain

Pour peu que le bonheur survienne

Il est rare qu'on se souvienne

Des épisodes du chemin

 

Mais si l'on a manqué sa vie

On songe avec un peu d'envie

A tous ces bonheurs entrevus

Aux baisers qu'on n'osa pas prendre

Aux coeurs qui doivent vous attendre

Aux yeux qu'on n'a jamais revus

 

Alors, aux soirs de lassitude

Tout en peuplant sa solitude

Des fantômes du souvenir

On pleure les lèvres absentes

De toutes ces belles passantes

Que l'on n'a pas su retenir.

 

Antoine POL

Emotions Poétiques - 1918 - 

            

 

                * *                    

 

 

Emotions poétiques appartient à un recueil publié par Antoine POL à compte d'auteur, à 110 exemplaires (!), et que Brassens découvrit par hasard chez un bouquiniste en 1942.               

 

 

 

Pour l’écouter, chantée par Georges Brassens : 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci dessous, le témoignage de Bruno Antoine POL, Petit-fils de Antoine POL :

 

 

 


 brassens_zoom.jpg

 

 

*   *   *


Ce petit livre, édité par Antoine POL fin octobre 1918 à compte d’auteur à 110 exemplaires pour ses amis, a une histoire.

En effet, l’avant-veille de sa mort le 19 juin 1971, mon grand père savait déjà que son poème Les Passantes lui survivrait. Il était heureux malgré sa maladie et la mort qu’il savait proche. Il me dit : « - Moi j’ai écrit Les Passantes, toi tu les entendras chanter pour moi… » Je lui demandais la permission de rééditer son livre plus tard et lui en fis la promesse. 35 ans plus tard, je rencontrais les amis de Brassens à Vaison la Romaine, ceux-ci me demandaient de rééditer le livre à l’identique où figure le Poème, j’accédais à leurs désirs en 2005 . Les 600 volumes partirent comme une volée de moineaux, je dus faire une seconde réédition en avril 2011.



En 1944, Georges Brassens trouve ce recueil chez un bouquiniste de la Porte de Vanves et en le feuilletant découvre le poème, il achète le livre pour 2 ou 3 francs se privant d’un sandwich aux dires de René Fallet. Il se met alors aussitôt à écrire les premières notes de musique. Sa mélodie va le travailler jusqu’en 1964 et longtemps encore après. Les Passantes figurent dans les livres de Français de troisième et quatrième.

Une thèse a été écrite sur l’auteur. Et ce poème est traduit en plus de 18

langues grâce à la merveilleuse mélodie de Brassens. Il a 102 ans cette année car il fut composé en 1911. 


Bruno Antoine POL

Petit-fils de Antoine POL

 

 

 


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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 21:09

 

 

Dimanche 28 avril 2013

Journée nationale du souvenir des victimes et des héros

de la déportation.

 

 

Dès le début des années 1950, les anciens déportés et les familles de disparus exprimèrent le souhait de voir inscrite dans le calendrier une date réservée au souvenir de la déportation. La loi du 14 avril 1954 fait du dernier dimanche d’avril une journée de célébration nationale. Pour cette année 2013, c'est ce dimanche 28 avril que sont organisées dans toute la France des cérémonies.

 

Un hommage particulier est rendu au Mémorial de la Shoah,

 

 

memorial-photos.jpg

  Mémorial de la Shoah. Paris.

 

 

La crypte

La crypte. Mémorial de la Shoah. 

 

 

journee-nationale-du-souvenir-des-victimes-et-heros-de-la-d.jpg 

Au Mémorial, on ne ranime pas la flamme. Elle brûle 24h/24 toute l'année.

 


puis au Mémorial des martyrs de la déportation. La commémoration se termine par le ravivage de la flamme à lArc de triomphe.

 


Flamme.jpg

La flamme ranimée. Arc de Triomphe. Paris.

 

 

Merkel-et-Sarkozy.jpeg

Instantané d'espoir et de recueillement.

Mme Angela Merkel et M.Nicolas Sarkozy

accompagnés de deux adolescents 

déposent une gerbe au tombeau du soldat inconnu.

      C'était il y a un an.

 





 

 

Memorial-Washington.jpeg

Ils sont tous deux récipiendaires du prix Nobel de la Paix. L'an dernieur, aux côtés de Elie Wiesel, Barack Obama a inauguré lundi 23 avril 2012 le Musée de l'Holocauste, à Washington. Le président a déclaré que prévenir les atrocités et les génocides dans le monde était, pour les Etats-Unis, une obligation morale mais aussi une question de sécurité nationale. Lors de cette cérémonie, le chef d'état américain a fait savoir que les États-Unis feraient le nécessaire pour éviter que l'Iran ne se procure l'arme nucléaire. 
Crédits photo : Abaca USA/Abaca USA/ABACA
 

 

 


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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 05:01

 

 

 

 

 

Couvre-feu

 

 

 

 

Que voulez-vous la porte était gardée

 

Que voulez-vous nous étions enfermés

 

Que voulez-vous la rue était barrée

 

Que voulez-vous la ville était matée

 

Que voulez-vous elle était affamée

 

Que voulez-vous nous étions désarmés

 

Que voulez-vous la nuit était tombée

 

Que voulez-vous nous nous sommes aimés.

 

 

 

PAUL ELUARD 

Poésie et Vérité

 

 

 

 

 

 


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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 05:00

 

 

 

 

Brumes et pluies

Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,
Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue
D'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau
D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau.

Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,
Où par les longues nuits la girouette s'enroue,
Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau
Ouvrira largement ses ailes de corbeau.

Rien n'est plus doux au coeur plein de choses funèbres,
Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
Ô blafardes saisons, reines de nos climats,

Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,
- Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux,
D'endormir la douleur sur un lit hasardeux.


Charles BAUDELAIRE



Ingres.jpg

(...) Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,
- Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux,
D'endormir la douleur sur un lit hasardeux.
Ingres-2.jpg


INGRES
Etudes
Musée Ingres, Montauban


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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 05:05

 

 

(...)

Père, garde-moi le goût de vivre, de jubiler pour Toi. Que la nostalgie, la fatigue, la morosité, le manque d'élan soient évacués, pour laisser place à l'éblouissement, à une ouverture du coeur à toutes choses saintes, amicales, généreuses.

Replonger immédiatement à la source de l'Amour, caché, existant, ne demandant qu'à vivre, s'épanouir, envahir toute occupation et tout lieu. Que la porte du coeur généralement entrouverte soit poussée et que Tu viennes chez Toi, dans l'essence même de notre être
.

Visite, occupe, assainis tous les recoins! Fais sauter les gonds, que rien ne Te soit dissimulé. Que le Soleil que Tu es fasse le grand ménage printanier. Installe-Toi, occupe Ta maison, Tu es là, Seigneur, chez Toi. Viens, entre, vite, vite !
 (...)

 

 

Michael Lonsdale

Oraisons
(coll. Souffle de l'Esprit chez Actes Sud, 2011
)
 

 

 

Bacon-.jpg

 

Francis Bacon

Two Figures At A Window, 1953

 

 


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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 06:35

 

 

 

 

Une grande dame

 

Belle "à damner les saints", à troubler sous l'aumusse

Un vieux juge ! Elle marche impérialement.

Elle parle - et ses dents font un miroitement -

Italien, avec un léger accent russe.

 

Ses yeux froids où l'émail sertit le bleu de Prusse

Ont l'éclat insolent et dur du diamant.

Pour la splendeur du sein, pour le rayonnement

De la peau, nulle reine ou courtisane, fût-ce

 

Cléopâtre la lynce ou la chatte Ninon,

N'égale sa beauté praticienne, non !

Vois, ô bon Buridan : "C'est une grande dame !"

 

Il faut - pas de milieu ! - l'adorer à genoux,

Plat, n'ayant d'astre aux cieux que ses lourds cheveux roux,

Ou bien lui cravacher la face, à cette femme !

 

 

Paul VERLAINE

Poèmes saturniens

4eme poème in Caprices  - 1866 -

Fini-Carrefour-d-Hecate--Circa-1985-jpg.jpg

Leonor Fini.

Carrefour d'Hécate d'après une lithographie de 1985

 


 

 

 

leo-fini.jpg

 

 


Leonor Fini naît à Buenos Aires le 30 août 1908. Elle décède à Paris le 18 janvier 1996.

Elle passe son adolescence à Trieste dont elle fréquente les grandes figures littéraires et artistiques. Elle s'y forge très tôt un style minutieux et onirique qui la rapproche des surréalistes, mais auxquels elle refuse toujours de s'assimiler, cultivant une excentricité résolue.

Arrivée à Paris en 1937, Leonor Fini est l'amie d'Éluard et de Mandiargues, puis d'Audiberti et de Genet, auteurs dont elle illustre de nombreux textes. Cosmopolite et éclectique, elle est elle- même auteur de plusieurs textes, publiés dans les années 70, et une prolifique décoratrice de théâtre et de ballets. 


En 1938, elle expo­se pour la première fois chez Julian Lévy à New York, puis à Paris. En 1942, elle expose à Zurich et, pendant la guerre, se fixe à Monte-Carlo où elle réalise une série de dessins dont les principaux sont Mandiargues (1935), Genêt (1948), Audiberti (1950) et Suzanne Flon (1955). Entre 1944 et 1945, elle illustre Juliette de Sade et, dès 1947, réalise de nombreux décors de ballets et de théâtre. En 1950 elle publie Portraits de famille, une série d'eaux-fortes et en 1955 illustre les Contes fantastiques d'Edgard Poe. 

 

 


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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 05:09

 

 

 

               Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne,

               Ô vase de tristesse, ô grande taciturne,

               Et t'aime d'autant plus, belle, que tu me fuis,

               Et que tu me parais, ornement de mes nuits,

               Plus ironiquement accumuler les lieues

               Qui séparent mes bras des immensités bleues.

              

 

               Je m'avance à l'attaque, et je grimpe aux assauts,

               Comme après un cadavre un choeur de vermisseaux,

               Et je chéris, ô bête implacable et cruelle !

               Jusqu'à cette froideur par où tu m'es plus belle !

 

 

 

Charles BAUDELAIRE

Les Fleurs du Mal

Spleen et idéal, XXIV

 

 

 

Van-Dongen.jpg

(...) Et je chéris, ô bête implacable et cruelle !

     Jusqu'à cette froideur par où tu m'es plus belle !

 

 

 

 

Kees Van Dongen

Portrait de Madelaine Grey à la rose, 1929

 


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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 05:17

 

 

Une délicieuse lectrice nous adresse ce trait - qu'elle en soit vivement remerciée - que l'on s'empresse de publier :

 

 

 

Le problème au Moyen-Orient, c'est qu'ils

 

mettent la charia avant l'Hébreu.

 

 

 

 

 

 


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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 05:03

 

 

C'est le joli printemps

 

C'est le joli printemps

Qui fait sortir les filles,

C'est le joli printemps

Qui fait briller le temps.

 

J'y vais à la fontaine,

C'est le joli printemps,

Trouver celle qui m'aime,

Celle que j'aime tant.

 

C'est dans le mois d'avril

Qu'on promet pour longtemps,

C'est le joli printemps,

Qui fait sortir les filles,

 

La fille et le galant,

Pour danser le quadrille.

C'est le joli printemps

Qui fait briller le temps.

 

Aussi, profitez-en,

Jeunes gens, jeunes filles;

C'est le joli printemps

Qui fait briller le temps.

 

Car le joli printemps,

C'est le temps d'une aiguille.

Car le joli printemps

Ne dure pas longtemps.

 

Maurice FOMBEURE

À dos d'oiseau, 1942

Gallimard, 1942. Réédité en 1971

 

 

Maurice Fombeure, né à Jardres (Vienne) le 23 septembre 1906 et mort à Paris le 1er janvier 1981, est un écrivain et poète français.

Issu d'une famille d'agriculteurs du Poitou, il fit ses études au collège puis à l'École normale de Poitiers. Poursuivant ses études à l'École normale supérieure de Saint-Cloud, il fut ensuite professeur de lettres dans des lycées parisiens, dont le Lycée Lavoisier, mais resta toujours très attaché à sa région natale. Très actif dans les milieux littéraires de la capitale, il a obtenu le Grand Prix de poésie de la Ville de Paris en 1958.

 

 

Fombeure.jpg 

 

Sa carte de visite (!)

 

Professeur de l'Université

Homme de lettres

Membre de l'Académie Ronsard

Secrétaire de la Société des Gens de Lettres

Chevalier de la Légion d'Honneur

Chevalier du Mérite Agricole

Officier de l'Instruction Publique

Commandeur du Nichan Iftikhar

Sergent de Réserve

Garde Champêtre Honoraire de Saint Germain des Prés

Maire de la Commune libre d'Ogeron (Vienne)

Membre actif de la "Pédale châtelleraudaise"

Journaliste hebdomadaire et mensuel

Abonné au gaz et à l'électricité de France

Membre de la "Société des Antiquaires de l'Ouest"

Membre du PEN Club

Membre de la SACEM, de la SAD, de la SDRM

Membre d'honneur de la Société Sportive:

"Les zèbres de Saint-Germain-des-Prés"

Sociétaire de la Société des poètes français

Membre de plusieurs jurys littéraires

Membre de la Société "Les Amis des Lettres"

Lauréat de l'Académie Française

Lauréat du grand prix de l'Humour 1952

Superstitieux

Petit propriétaire terrien

Conférencier international

Père de famille

Marié

Contribuable

Résigné

 

 


 

 

 

 


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