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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 06:28

 

 

 

L'éternelle chanson

 

 

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,

Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs

Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,

Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants ;

Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,

Nous nous croirons encor de jeunes amoureux,

Et je te sourirai, tout en branlant de la tête,

Et nous ferons un couple adorable de vieux ;

Nous nous regarderons, assis sous notre treille,

Avec de petits yeux attendris et brillants,

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,

Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

 

 

Sur le banc familier, tout verdâtre de mousse,

Sur le banc d'autrefois, nous reviendrons causer.

Nous aurons une joie attendrie et très douce,

La phrase finissant souvent par un baiser ;

Combien de fois, jadis, j'ai pu dire : " Je t'aime ! "

Alors, avec grand soin, nous le recompterons,

Nous nous ressouviendrons de mille choses,

même De petits riens exquis dont nous radoterons ;

Un rayon descendra, d'une caresse douce,

Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,

Quand, sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,

Sur le banc d'autrefois, nous reviendrons causer.

 

 

Et, comme chaque jour je t'aime davantage,

- Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain -

Qu'importeront alors les rides du visage

Si les mêmes rosiers parfument le chemin.

Songe à tous les printemps qui, dans nos coeurs, s'entassent

Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens ;

Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent

Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens ;

C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,

Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,

Car vois-tu, chaque jour, je t'aime davantage,

- Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain -

 

 

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,

Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs

Au mois de Mai, dans le jardin qui s'ensoleille,

Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants ;

Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,

Nous nous croirons encore aux heureux jours d'antan,

Et je te sourirai, tout en branlant la tête,

Et tu me parleras d'amour en chevrotant ;

Nous nous regarderons, assis sous notre treille,

Avec des yeux remplis des pleurs de nos vingt ans...

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,

Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs !

 

 

Rosemonde GERARD 

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 19:03

Publié en 2013

remanié en 2014

 

 

 

Toulouse-2012_parachutistes_640x280.jpg

 

 

 

Pas d'appel à la mobilisation de tous les Toulousains, pas de marche silencieuse comme en 2013 et 2014, pas de discours du Président de la République. Les autorités locales ont souhaité une cérémonie sobre pour marquer le deuxième anniversaire des crimes perpétrés par Mohamed Merah à Toulouse, notamment en raison de la campagne électorale des élections départemetales  et des risques de "récupération politique".

 

 

En 2013 les cérémonies se déroulérent en trois temps :

 

 

A l'école juive Ohr-Torah (ex-Ozar-Hatorah) le matin : cette cérémonie, à laquelle assistera le maire Pierre Cohen, sera strictement privée et réservée à la communauté juive, à la communauté éducative de l'établissement et aux familles, dans les locaux de l'école où Mohamed Merah a tué trois enfants et un rabbin le 19 mars 2012.

 

 

Au Square Charles de Gaulle à midi : c'est la partie officielle des commémorations organisées par la Ville de Toulouse. Un rassemblement avec les élus de tous bords et les familles des victimes des crimes commis à Toulouse et Montauban entre le 11 et le 19 mars. Il n'y aura aucune prise de parole, pas de discours et une minute de silence sera observée. Une gerbe de fleurs sera ensuite déposée devant la plaque commémorative qui est installée près du magnolia planté l'an passé par François Hollande.

 

 

Une soirée par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault : le Premier ministre répond ainsi à l'invitation de Nicole Yardeni la présidente du Crif (Conseil représentatif des institutions juives) de Midi-Pyrénées. Jean-Marc Ayrault participera et s'exprimera au cours d'une soirée à la Halle aux Grains. Il sera notamment accompagné de Martin Schulz, le président du Parlement européen.

 

 

toulouse.jpeg

 

 

 

Nous n'oublions pas.

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 14:16

Je trahirai demain, pas aujourd'hui

Aujourd'hui, arrachez-moi les ongles

Je ne trahirai pas !

Vous ne savez pas le bout de mon courage.

moi, je sais.

Vous êtes cinq mains dures avec des bagues.

Vous avez aux pieds des chaussures avec des clous.

Je trahirai demain. Pas aujourd'hui,

Demain.

Il me faut la nuit pour me résoudre.

Il ne me faut pas moins d'une nuit

Pour renier, pour abjurer, pour trahir.

Pour renier mes amis,

Pour abjurer le pain et le vin,

Pour trahir la vie,

pour mourir.

Je trahirai demain. pas aujourd'hui.

La lime est sous le carreau,

La lime n'est pas pour le bourreau,

La lime n'est pas pour le barreau,

Le lime est pour mon poignet.

Aujourd'hui, je n'ai rien à dire.

Je trahirai demain

Marianne Cohn


D'origine allemande, Marianne Cohn est née en 1922 à Mannheim. Elle était membre de la Résistance Juive, elle sauva des enfants par des placements dans des familles françaises ou par le passage vers la Suisse. Elle était membre des Eclaireurs Israélites de France (EIF).
La Gestapo de Lyon l'arrête, en mai 1944, près de la frontière suisse alors qu'elle tentait de faire de faire passer 28 enfants. Ces enfants là seront sauvés.
Dans sa prison, elle écrit ce poème.

Marianne Cohn a été longuement torturée. Elle est morte assassinée par les nazis, le 8 août 1944, à l'âge de 22 ans et son corps jeté dans la fosse commune, à Ville-la-Grand, dans l'Isère.


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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 18:03

 

 

 

 

tallulah.jpg

 

 

 

 

Tallulah Brockman Bankhead, 1902-1968 , est une actrice américaine.

Elle joua notamment pour Alfred Hitchcock dans Lifeboat, et inspira en partie le personnage de Cruella d'Enfer dans le long-métrage animé Les 101 Dalmatiens, de Disney. Elle épousa l'acteur John Emery en 1937 avant de divorcer en 1941. Elle fut l’amante de l'actrice Alla Nazimova et de Billie Holiday, ainsi que la meilleure amie d'enfance de Zelda Fitzgerald. Dans Lifeboat, son film le plus célèbre, elle incarne le personnage de Connie Parker, une journaliste réputée dans le domaine de la mode. 

 

 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 18:11

 

 

 

 

 

L'âme en fleur

 

 

 

Si vous n'avez rien à me dire,

Pourquoi venir auprès de moi ?

Pourquoi me faire ce sourire

Qui tournerait la tête au roi ?

Si vous n'avez rien à me dire,

Pourquoi venir auprès de moi ?

 

Si vous n'avez rien à m'apprendre,

Pourquoi me pressez-vous la main ?

Sur le rêve angélique et tendre,

Auquel vous songez en chemin,

Si vous n'avez rien à m'apprendre,

Pourquoi me pressez-vous la main ?

 

Si vous voulez que je m'en aille,

Pourquoi passez-vous par ici ?

Lorsque je vous vois, je tressaille:

C'est ma joie et c'est mon souci.

Si vous voulez que je m'en aille,

Pourquoi passez-vous par ici ?

 

 

 

 

Victor Hugo

Les Contemplations

 

 

 

 

Le poème de Victor Hugo, légèrement revisité, est délicieusement servi ici

par mademoiselle Françoise Hardy.

 

 

 

Enregistrement en studio, 2012.

 

 

 

 

Delvaux-Le-dernier-wagon-1975.jpg

... Si vous voulez que je m'en aille ...

 

Paul DELVAUX

Le dernier wagon

1975

 

 

 

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 12:02

 

 

 

 

La courtoisie

 


Elle avait reçu une excellente éducation et le savoir-vivre lui était naturel. Quand, lasse de tout, elle se jeta dans le vide du haut du septième étage, elle eut le tact de refermer la fenêtre derrière elle pour ne pas faire de courant d'air dans la pièce où son mari lisait le journal.

 

Jacques STERNBERG

Histoires à dormir sans vous.

 

 

 

 

 

 

 

Robert-Doisneau.jpg

Photo Robert Doisneau

 

 

      * * *

 

Note : à propos de Jacques Sternberg, on lira un excellent article très documenté (photos, dédicaces) et vibrant que l'écrivain Jérôme Leroy nous rappelle amicalement au travers d'un commentaire posté hier. Nous l'en remercions bien vivement. On cliquera ici

 

 

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 10:28
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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 17:04

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(…)

ROXANE

Aujourd'hui...

Vos mots sont hésitants. Pourquoi ?

CYRANO, parlant à mi-voix, comme Christian

C'est qu'il fait nuit,

Dans cette ombre, à tâtons, ils cherchent votre oreille.

ROXANE

Les miens n'éprouvent pas difficulté pareille.

CYRANO

Ils trouvent tout de suite ? oh ! cela va de soi,

Puisque c'est dans mon coeur, eux, que je les reçois ;

Or, moi, j'ai le coeur grand, vous, l'oreille petite.

D'ailleurs vos mots à vous descendent : ils vont plus vite,

Les miens montent, Madame : il leur faut plus de temps !

ROXANE

Mais ils montent bien mieux depuis quelques instants.

CYRANO

De cette gymnastique, ils ont pris l'habitude !

ROXANE

Je vous parle en effet d'une vraie altitude !

CYRANO

Certes, et vous me tueriez si de cette hauteur

Vous me laissiez tomber un mot dur sur le coeur !

ROXANE, avec un mouvement

Je descends !

CYRANO, vivement

Non !

ROXANE, lui montrant le banc qui est sous le balcon

Grimpez sur le banc, alors, vite !

CYRANO, reculant avec effroi dans la nuit

Non !

ROXANE

Comment... non ?

CYRANO, que l'émotion gagne de plus en plus

Laissez un peu que l'on profite...

De cette occasion qui s'offre... de pouvoir

Se parler doucement, sans se voir.

ROXANE

Sans se voir ?

CYRANO

Mais oui, c'est adorable. On se devine à peine.

Vous voyez la noirceur d'un long manteau qui traîne,

J'aperçois la blancheur d'une robe d'été

Moi je ne suis qu'une ombre, et vous qu'une clarté !

Vous ignorez pour moi ce que sont ces minutes !

Si quelquefois je fus éloquent...

ROXANE

Vous le fûtes !

CYRANO

Mon langage jamais jusqu'ici n'est sorti

De mon vrai coeur...

ROXANE

Pourquoi ?

CYRANO

Parce que... jusqu'ici

Je parlais à travers...

ROXANE

Quoi ?

CYRANO

...le vertige où tremble

Quiconque est sous vos yeux !... Mais ce soir, il me semble...

Que je vais vous parler pour la première fois !

ROXANE

C'est vrai que vous avez une toute autre voix.

CYRANO, se rapprochant avec fièvre

Oui, tout autre, car dans la nuit qui me protège

J'ose être enfin moi-même, et j'ose...

Il s'arrête et, avec égarement.

Où en étais-je ?

Je ne sais... tout ceci, -pardonnez mon émoi,-

C'est si délicieux... c'est si nouveau pour moi !

ROXANE

Si nouveau ?

CYRANO, bouleversé, et essayant toujours de rattraper ses mots

Si nouveau... mais oui... d'être sincère

La peur d'être raillé, toujours au coeur me serre...

ROXANE

Raillé de quoi ?

CYRANO

Mais de... d'un élan !... Oui, mon coeur

Toujours, de mon esprit s'habille, par pudeur

Je pars pour décrocher l'étoile, et je m'arrête

Par peur du ridicule, à cueillir la fleurette !

ROXANE

La fleurette a du bon.

CYRANO

Ce soir, dédaignons-la !

ROXANE

Vous ne m'aviez jamais parlé comme cela !

CYRANO

Ah ! si, loin des carquois, des torches et des flèches,

On se sauvait un peu vers des choses... plus fraîches !

Au lieu de boire goutte-à-goutte, en un mignon

Dé à coudre d'or fin, l'eau fade du Lignon,

Si l'on tentait de voir comment l'âme s'abreuve

En buvant largement à même le grand fleuve !

ROXANE

Mais l'esprit ?...

CYRANO

J'en ai fait pour vous faire rester

D'abord, mais maintenant ce serait insulter

Cette nuit, ces parfums, cette heure, la Nature,

Que de parler comme un billet doux de Voiture !

-Laissons, d'un seul regard de ses astres, le ciel

Nous désarmer de tout notre artificiel

Je crains tant que parmi notre alchimie exquise

Le vrai du sentiment ne se volatilise,

Que l'âme ne se vide à ces passe-temps vains,

Et que le fin du fin ne soit la fin des fins !

ROXANE

Mais l'esprit ?...

CYRANO

Je le hais, dans l'amour ! C'est un crime

Lorsqu'on aime de trop prolonger cette escrime !

Le moment vient d'ailleurs inévitablement,

-Et je plains ceux pour qui ne vient pas ce moment !

Où nous sentons qu'en nous une amour noble existe

Que chaque joli mot que nous disons rend triste !

ROXANE

Eh bien ! si ce moment est venu pour nous deux,

Quels mots me direz-vous ?

CYRANO

Tous ceux, tous ceux, tous ceux

Qui me viendront, je vais vous les jeter, en touffe,

Sans les mettre en bouquets : je vous aime, j'étouffe,

Je t'aime, je suis fou, je n'en peux plus, c'est trop ;

Ton nom est dans mon coeur comme dans un grelot,

Et comme tout le temps, Roxane, je frissonne,

Tout le temps, le grelot s'agite, et le nom sonne !

De toi, je me souviens de tout, j'ai tout aimé

Je sais que l'an dernier, un jour, le douze mai,

Pour sortir le matin tu changeas de coiffure !

J'ai tellement pris pour clarté ta chevelure

Que, comme lorsqu'on a trop fixé le soleil,

On voit sur toute chose ensuite un rond vermeil,

Sur tout, quand j'ai quitté les feux dont tu m'inondes,

Mon regard ébloui pose des taches blondes !

ROXANE, d'une voix troublée

Oui, c'est bien de l'amour...

CYRANO

Certes, ce sentiment

Qui m'envahit, terrible et jaloux, c'est vraiment

De l'amour, il en a toute la fureur triste !

De l'amour, -et pourtant il n'est pas égoïste !

Ah ! que pour ton bonheur je donnerais le mien,

Quand même tu devrais n'en savoir jamais rien,

S'il ne pouvait, parfois, que de loin, j'entendisse

Rire un peu le bonheur né de mon sacrifice !

-Chaque regard de toi suscite une vertu

Nouvelle, une vaillance en moi ! Commences-tu

A comprendre, à présent ? voyons, te rends-tu compte ?

Sens-tu mon âme, un peu, dans cette ombre, qui monte ?...

Oh ! mais vraiment, ce soir, c'est trop beau, c'est trop doux !

Je vous dis tout cela, vous m'écoutez, moi, vous !

C'est trop ! Dans mon espoir même le moins modeste,

Je n'ai jamais espéré tant ! Il ne me reste

Qu'à mourir maintenant ! C'est à cause des mots

Que je dis qu'elle tremble entre les bleus rameaux !

Car vous tremblez ! car j'ai senti, que tu le veuilles

Ou non, le tremblement adoré de ta main

Descendre tout le long des branches du jasmin !

Il baise éperdument l'extrémité d'une branche pendante.

ROXANE

Oui, je tremble, et je pleure, et je t'aime, et suis tienne !

Et tu m'as enivrée !

CYRANO

Alors, que la mort vienne !

Cette ivresse, c’est moi, moi, qui l'ai su causer !

Je ne demande plus qu'une chose...

CHRISTIAN, sous le balcon

Un baiser !

ROXANE, se rejetant en arrière

Hein ?

CYRANO

Oh !

ROXANE

Vous demandez ?

CYRANO

Oui... je...

A Christian bas.

Tu vas trop vite.

CHRISTIAN

Puisqu'elle est si troublée, il faut que j'en profite !

CYRANO, à ROXANE

Oui, je... j'ai demandé, c'est vrai... mais justes cieux !

Je comprends que je fus bien trop audacieux.

ROXANE, un peu déçue

Vous n'insistez pas plus que cela ?

CYRANO

Si ! j'insiste...

Sans insister !... Oui, oui ! votre pudeur s'attriste !

Eh bien ! mais, ce baiser... ne me l'accordez pas !

CHRISTIAN, à CYRANO, le tirant par son manteau

Pourquoi ?

CYRANO

Tais-toi, Christian !

ROXANE, se penchant

Que dites-vous tout bas ?

CYRANO

Mais d'être allé trop loin, moi-même je me gronde ;

Je me disais : tais-toi, Christian !...

Les théorbes se mettent à jouer.

Une seconde !...

On vient ! Roxane referme la fenêtre. Cyrano écoute les théorbes, dont un joue un air folâtre et l'autre un air lugubre.

Air triste ? Air gai ?... Quel est donc leur dessein ?

Est-ce un homme ? une femme ? -Ah ! c'est un capucin !

Entre un capucin qui va de maison en maison, une lanterne à la main, regardant les portes.

(…)

 

 

Cyrano de Bergerac

Acte troisième, scène VII

 

 

 

 

 

 

 

 


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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 06:14

 

 

 

 

Le dernier des madrigaux

 

 

Permettez

Madame

C'est grand liberté

Que je le proclame

Vous atteignez à la beauté

Ce n'est pas peu dire

Ce n'est pas pour rire

C'est même exactement

Pour pleurer

 

 

 

 

 

 

Votre manière agaçante

De manier l'éventail

Vos airs de reine ou de servante

Vos dents d'émail

Vos silences pleins d'aveux

Vos jolis petits cheveux

Ce sont des raisons excellentes

Pour pleurer

 

 

 

Louis ARAGON

 

 

 

 

 

Janusz-Miller.jpg

Photo ©Janusz Miller

 

 

 

 

 

 


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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 14:44

 

 

 

 

Pourquoi dire : Il fait beau temps ?

Ce beau temps-là sent la pluie.

Un air de mélancolie s'est emparé du printemps.


 

 

 

 

 

 

L'herbe court dans la prairie,

Plus vite que les instants ...

Pourquoi dire : Il fait beau temps ?

Pris d'une brusque furie,

Bousculent la bergerie

Des petits nuages blancs ...

Pourquoi dire : Il fait beau temps ?

 

 

 

 

Rosemonde Gérard

Les pipeaux

 

Tournesol.jpg 

 

 

 


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