Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 08:12

 

 

 

Amarissimes.

 

Est-ce moi qui pleurais ainsi

    — Ou des veaux qu’on empoigne —

D’écouter ton pas qui s’éloigne,

    Beauté, mon cher souci ?

 

Et (je t’en fis, à pneumatique,

    Part, — sans aucun bagou)

Ces pleurs, ma chère, avaient le goût

    De l’onde adriatique.

 

Oui, oui : mais vous parlez de cri,

    Quand je repris ma lettre.

Grands dieux !... J’aurais mieux fait, peut-être,

    D’écrire à son mari.

 

 

Paul-Jean TOULET in Contrerimes, 20

 

 

 

drolling-homme-nu--.jpg

 

...Grands dieux !... J’aurais mieux fait, peut-être,

    D’écrire à son mari.

 

 

Illustration : Martin Drölling (1752-1817).  Homme nu, assis et écrivant. 

Palais des Beaux-Arts de Lille.

 

 


Partager cet article

Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans TOULET Paul-Jean
commenter cet article

commentaires

Nuageneuf 06/12/2011 11:24


"De grâce, ne m'expliquez rien..." 


Moi qui avais prévu un développement ultérieur ! Bon, du coup, je m'en vais revoir ma copie...

endeuxmots 05/12/2011 11:20


Je devine ce texte badin, espiègle, taquin, ... mais j'avoue en toute sincérité ne pas en comprendre la chute. Sans doute ai-je gardé l'esprit trop enfantin. Je comprends mieux Prévert, Carême,
Desnos. De grâce ne m'expliquez rien ... 


Bien amicalement

Présentation

  • : nuageneuf.over-blog.com
  • : Poésie, Poésie pour enfant, Poésie pour la jeunesse, Textes classiques et modernes, Mémoire de la Shoah,
  • Contact

Recherche

Pages