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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 05:29

 

 

Alphabet.jpg

 

 

 

Alphabet

A c'est l'âne agaçant l'agnelle,
B c'est le boulevard sans bout,
C la compote sans cannelle,
D le diable qui dort debout.
E c'est l'école, les élèves,
F le furet féru de grec,
G la grive grisant la grève,
H c'est la hache et l'homme avec.
I c'est l'ibis berçant son île,

 J le jardin sans jardinier,

K le képi du chef kabyle,
L le lièvre fou à lier.
M c'est le manteau bleu des mages,
N la neige bordant le nid,
O l'oranger pris dans l'orage,
P le pain léger de Paris.
Q c'est la quille sur le quai,
R la rapière d'or du roi,
S le serpent qui s'est masqué,
T la tour au-dessus des toits.
U c'est l'usine qui s'allume,
V le vol du vent dans la voile,
W le wattman de lune,
X le xylophone aux étoiles.
Y c'est les yeux doux du yack
ublié dans le zodiaque,
Z le zigzag brusque du zèbre
Qui s'enfuit dans les ténèbres,
Malheureux parce qu'il est
Le dernier de l'alphabet.

Maurice Carême

©Fondation Maurice Carême

 

 

pont-copie-1.jpg

... J Le jardin sans jardinier, ...

 

Claude MONNET

Bassin aux nymphéas, 1899

 

 

Giverny

Ce qui n'était à l'origine qu'un verger normand d'herbe et de pommiers devient, avec la contribution de toute la famille, un jardin historique. C'est un travail de patience que Monet poursuit avec amour. Même quand la tâche devient trop grande pour qu'il puisse l'assumer seul, il supervise son équipe de jardiniers.

Monet achète des graines et des plantes partout où il va, conclut des échanges avec d'autres jardiniers. C'est lui qui parcourt les catalogues et passe les commandes, que ce soit des graines, des pots, des cloches à melon où de ces indispensables paillassons en paille de seigle pour protéger les châssis.

En 1893, il commence l'aménagement de son célèbre "jardin d'eau" avec l'étang aux nymphéas.

En 1899, Monet étudia pour la première fois le sujet des nymphéas (espèces de nénuphars)
: Les nymphéas blancs (1899). Le pont japonais (1899), Nymphéas (1914), (1917), furent les thèmes principaux de ses dernières oeuvres. 

 


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Published by Nuageneuf nuageneuf - dans poésies pour enfants
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commentaires

endeuxmots 13/07/2012 10:55


Bonheur total ! On s'imagine sur le banc d'école à réciter joyeusement l'alphabet de monsieur Carême tandis que sur la branche voisine pépient les moineaux ! Bonheur aussi de capter au passage
votre conversation. 


Un petit couplet belge : Malgré son nom qui prêche l'abstinence, Maurice Carême est ma couque au beurre, mon spéculoos de quatre heures, la chique sur un bois d'après l'école et la
gosette aux abricots de grand-mère. 


Votre petit conseil m'a touché : il faut que je découvre Lewis Caroll.


Oui, je l'avoue, en retard, en retard, je suis vraiment en retard !  

Nuageneuf 09/07/2012 15:55


Chère Christine,


 


Oui, gardez, rangez et engrangez ! Du Carême, vous en trouverez bien une quinzaine dans Nuageneuf. Pour ce faire, tapez Maurice Carême dans l'espace "recherche". 


Merci Christine pour ce court extrait d'Alice. Petit conseil à tous, sur la pointe des lèvres s'entend, lire une fois par an, ou une fois tous les deux ans maximum Alice au Pays des
merveilles.


Merci de votre visite.

Nuageneuf 09/07/2012 15:41


Chère Virginie,


 


Synesthésie.


 


Bien sûr, difficile de ne pas appeler le maître. Nous l'avions fait ici en décembre 2010, précédé de Alchimie du Verbe pour introduire le poème avec "J'inventai la couleur des voyelles ! ".


 


Pour ma part, j'en reste aujourd'hui à ce beau poème de Carême, tant moqué, tant décrié pour son prétendu gnangnan, sa poésie rabâcheuse pour enfant de choeur, que sais-je encore ? A chaque
lettre de l'alphabet sa succession de mots tel une anaphore de lettres :


D le Diable qui dort debout 


ou


V le vol du vent dans la voile


 


etc...


 


J'aime beaucoup W le wattman de lune : tout un rêve...Je revois et j'entends le Mongy. Ou alors je vois un tableau de Paul Delvaux. 


 


Ah ! L'infini et/de la poésie...

Christine 09/07/2012 06:40


je garde, mets de côté ,engrange (ça peut servir...)


L le lièvre fou à lier


..."Le lièvre prit sa montre, et la contempla tristement, puis le trempa dans sa tasse, la contempla de nouveau, et pourtant ne trouva rien de mieux à faire que de répéter sa première
observation : " C'était tout ce qu'il y avait de plus fin en beurre"


Alice au pays des merveilles - un thé de fous - L. Caroll

Le chêne pensif. 08/07/2012 08:14



Arthur RIMBAUD   (1854-1891), Cher
Nuage. 



Voyelles


A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges ;
- O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

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