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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 05:08

 

 

 

 

 

 Louise-de-Vilmorin.jpeg

 

 

Viens

 

 

 

Viens, allons vivre en cachette,

Garde mon cœur sur ta main,

Ayons des amours secrètes :

Ne nous disons jamais rien.

 

 

Donne, donne…

 

 

Louise de Vilmorin

Le Sable du sablier, 1945

 

 

P.Duval-Lecamus.jpg

Pierre DUVAL-LECAMUS

La réponse ; Dame écrivant une lettre

Cherbourg, musée Thomas Henry

 

 

o   o   o

 

 

 

C'est à l'occasion de cette publication récente que nous avons reçu ce superbe commentaire de Jacques ; nous nous enorgueillissons de le publier ci-dessous ainsi qu'un second texte que Jacques nous a fait parvenir par courriel :

 

 

 

"Verrières.

Le salon bleu de Louise.

On la respire, gracile, profonde, libre.
Présente-passante. Libre. Toujours.

Essuie-Plume et Fourrure (les chats du dernier et prestigieux Hôte de passage) aiment ce luxe distant. Sans autre mépris, d'ailleurs, pour les mulots du château et du parc.

Le bel oiseau de Braque, près du petit bureau, c'est André qui l'a accroché.

Sous son aile, le dernier Homme admis au  Salon Bleu, écrira "La tête d'obsidienne", "Les Chênes qu'on abat", "Lazare" et mille autres feuillets, de cette écriture raffinée, qui s'enroule tels ces "dyables" qu'il dessine souvent.

Jusqu'à ce  jour fatal de novembre.

Jusqu'aux retrouvailles avec elle, Liberté-Louise, présente, passante."

 

 

malraux-et-louise.jpg

Louise de Vilmorin (à gauche)  et André Malraux

 

 

 

 

 

 

"Les amants de Verrières

 

S'il est un rivage délicieux, cher hôte de mes passages, c'est bien ce Nuage que vous dites "sans prétention".
Limpide, oui, si c'est cela l'absence de prétention, et sans affectation.
Chaque nouveau billet y délivre une bouffée de talent, mais barre-haute ! dans cette ensorcelante
langue qui subjugue.
 
Je n'imaginais pas qu'il y eût de tels "archaïques" heureux, heureux de célébrer Louise, encore ! Je me trompais, donc.
 
Je ne l'ai pas rencontrée, bibliquement s'entend. Et pas d'avantage tout court ! Le jeune homme de la fin des années  soixante jure, jure qu'elle ne fut pas son amante  ! Quel gâchis !  D'ailleurs, à ce moment, elle vivait avec André, intensément, ce rendez-vous fascinant qu'elle lui avait donné dans les années 20.
 "Mon petit André, vous dites que vous m'aimez ! Nous en reparlerons dans trente ans". Et cet amour remis, éclatant, fascinant, fascinait. Et lui d'abord, revenu de tant de morts et d'amours mortes.
 
Le Salon Bleu, ce fut plus tard, trois années après sa disparition, le théâtre d' une de ces rencontres improbables que le destin arrange : entrer, entre-apercevoir le Braque, respirer ses couleurs à elle, écouter les mains d' André M... parler-tourbillonner un presque après-midi entier.
 
 Tout est donc très simple.
 
Un billet de blog, une photo envoûtante, quatre vers d'une femme,  unilatéralement aimée et pour cause !
 
Merci !
 
Que le NuageNeuf nous enchante encore !
 
Votre J." 

 

 

louise-et-malraux.gif  

 Louise de Vilmorin et André Malraux à Verrières

 

 

 

 


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Published by Nuageneuf nuageneuf - dans VILMORIN Louise de
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