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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 05:51

 

 

Louise de Vilmorin, telle Sidonie (voir ici l'article consacré au poème de Charles Cros et aux interprétations de Brigitte Bardot), eut plus d'un amant. Louise, c'est Sacha Guitry au féminin.

- Je t'aimerai toujours, ce soir, lance-t-elle à l'amoureux du présent, Orson Welles. Ou à Saint-Exupéry: - Je t'enlacerai, tu t'en lasseras. Tous étaient sous la coupe de son immense pouvoir de séduction. Elle avait plus que l'embarras du choix. Elle n'a pas titré par hasard son premier recueil de poésies "Fiançailles pour rire", dont voici un des poèmes :

 

  

Choisir n’est pas trahir

 

Eau-de-vie, au-delà

À l'heure du plaisir

Choisir n'est pas trahir

Je choisis celui-là.

 

Je choisis celui-làtamara_de_lempicka_4.jpg

Qui sait me faire rire

D'un mot par-ci par-là

Comme on fait pour écrire

 

Comme on fait pour écrire

Il va de-ci de-là

Sans que j'ose lui dire

J'aime bien ce jeu-là

 

J'aime bien ce jeu-là

Qu'un souffle fait finir.

À l'heure du plaisir

Je choisis celui-là.

 

Louise de Vilmorin

 Fiançailles pour rire – 1939 -

 

 

 

 

Tamara DE LEMPICKA (1898-1980) a peint Louise de Vilmorin (cf. tableaux ci-dessous.) Voir une partie de son oeuvre :


 

 


 

 

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Published by Nuageneuf nuageneuf - dans VILMORIN Louise de
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commentaires

Nuageneuf 11/12/2012 14:56


 


Chère Catheau,


 


Merci de vos passages fidèles.


Aucune idée sur les commentaires. Je vais tenter de regarder dans l'administration ou me renseigner...

Catheau 11/12/2012 13:18


Je découvre votre adjectif, "raffiné", qui qualifie mon blog. J'y suis extrêmement sensible et vous en remercie. Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi vos réponses aux commentaires
n'apparaissent pas sur mes mails. A bientôt.

Nuageneuf 30/08/2012 12:46


Bonjour et bienvenue Catheau,


 


Merci vivement de votre visite à laquelle je suis très sensible. Vous nous rappelez heureusement la Maliciôse, superbe mot-valise qui lui sied comme une toile de
Manet.


La Maliciôse (1967) est également le titre d'un de ses recueils de courts poèmes, dont en voici un :


Dans le ciel mauve


La lune est ronde,


C'est une blonde


Mais elle est chauve.


 


---


Ou ceci de Malraux (que ne l'a-t-il aimée...), en guise de préface :


«[…] chez Louise de Vilmorin, [les hautes notes sont données] par ses
propres paroles (sa conversation ressemblait souvent à un art), et par une féerie, la féerie de L’Heure maliciôse, que son indépendance de ballon rouge au gré du vent délivre de son
époque, ce qui n’est pas rien.» Malraux, préface aux Poèmes de Louise de Vilmorin, Paris, Gallimard, 1970, (coll. «Poésie/Gallimard», n° 61).


 


---


Catheau tient un blog très raffiné et je vous invite à le visiter tout à fait .(Cliquez sur Catheau)



Catheau 29/08/2012 19:19


Merci à vous d'évoquer ici la dame de Verrières, celle que ses amis appelaient Maliciôse.

Nuageneuf 06/04/2011 12:05






Merci, chère Corinne, de vos mots d’encouragements ! Il est vrai que « sauter » de Marceline Desbordes-Valmore à Louise de Vilmorin est, disons, un
peu cavalier. Il ne pourra être dit que nous ne célébrons les femmes uniquement le 8 mars !


Bien content que la piqûre de rappel Tamara vous plaise !



Corinne 05/04/2011 18:19



Mieux vaut avoir l'embarras du choix que le seul choix de l'embarras ! Vive Louise !


et Tamara.. j'aime beaucoup.



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