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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 07:03

 

 

Nous poursuivons la publication d'extraits choisis arbitrairement

dans le Journal de Jules RENARD.

 

 

 

 

Sans date.

 

La phrase lourde, et comme chargée de fluides électriques de Baudelaire. 

 

Nous sommes las d'avoir fauché tant de désirs dans le beau champ de notre amour.

 

Sur les moissons, le soleil flambait moins que nous.

 

Vois-tu, madame, il faut dormir. Nous sommes partis ce matin. Tu sommeillais un peu de reste et je te disais : Il en reste.

 

Gais comme un couple qui s'épouse.

 

Dans la poussière des moutons nous allions comme dans un nuage.

 

Je te contais sur tous les tons. Les meules nous semblaient en or, tout exprès pour notre sieste.

 

Mais ta bouche s'ouvrait encore,  et je te disais : Il en reste.

 

Mes deux mains lasses, mes deux mains gourdes

Ont moissonné toute ta chair,

L'haleine mêlée à l'haleine.

 

Appelons la femme un bel animal sans fourrure dont la peau est très recherchée.

 

 

 


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Published by Nuageneuf nuageneuf - dans RENARD Jules
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