Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 05:14

 

 

Florilège 

 

I. Si tout le mal qu’on dit des femmes était vrai, elles seraient bien près de la perfection.

2. Ce qu’une femme appelle " travailler à notre bonheur ", c’est faire ordinairement tout ce qu’il faut pour le détruire.

3. Comment se fait-il qu’entre un travail qui vous plaît, et une femme qui vous ennuie, ce soit toujours la femme qu’on choisisse ?

4. La fidélité en amour n’est que la paresse du désir.

5. Il y a un grand livre que nous n’écrirons jamais et qui pourrait s’intituler : Forces perdues.

6. Il y a chez les femmes on ne sait quoi d’intolérable qui fait que nous ne pouvons pas nous passer d’elles.

7. Si Don Juan m’avait rencontrée, pense-t-elle, il n’y aurait peut-être qu’un nom, au lieu de mille et trois, sur sa fameuse liste !

8. Il n’y a ni discrets, ni indiscrets. Les uns redisent tout de suite ce qu’on leur a conté. Les autres le répètent plus tard. Et tous inventent ce qu’on ne leur a pas dit.

9. Les gens du monde se réunissent moins pour goûter le plaisir d’être ensemble que pour s’en répartir l’ennui.

 

 

Henri de REGNIER

 

 

H.de-Regnier.jpg 

Henri de Régnier et sa réception à l’Académie par Albert de Mun.
 

C’est le comte Albert de Mun qui le reçut, le 18 janvier 1912. Le discours par lequel il s’acquitta de cette tâche, et qu’il prononça contre tous les usages, debout, prit les apparences d’un éreintement. Parlant des romans de Régnier, il déclara : « Je les ai lus, ces romans, je les ai tous lus et jusqu’au bout, car j’ai été capitaine de cuirassiers. Mais pour parler davantage, entre les graves images qui gardent notre Coupole,  des aventures de vos Amants singuliers, des Rencontres de M. de Bréot et des Tentations de M. Nicolas de Galandot, convenez monsieur que je ne suis plus assez cuirassier... »
 
Si les pointes à l’endroit du récipiendaire sont de coutume dans les réceptions académiques, on n’avait pas entendu de critique aussi ferme d’un nouvel élu depuis l’entrée d’Alfred de Vigny. 
Henri de Régnier devait recevoir à son tour Pierre de La Gorce en 1917, René Boylesve en 1919, Henri Bordeaux en 1920 et Pierre Benoit en 1932. 
Homme de suprême élégance et de détachement, Henri de Régnier dit à son lit de mort : « Je vous en prie, après moi, pas de société d’amis. » L’avenir l’a peut-être trop bien entendu.

 

 

 


Partager cet article

Repost 0
Published by Nuageneuf nuageneuf - dans Textes à Lyre
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : nuageneuf.over-blog.com
  • : Poésie, Poésie pour enfant, Poésie pour la jeunesse, Textes classiques et modernes, Mémoire de la Shoah,
  • Contact

Recherche

Pages