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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 04:57

 

 

 

 

Le relais

 

En voyage, on s'arrête, on descend de voiture ;

Puis entre deux maisons on passe à l'aventure,

Des chevaux, de la route et des fouets étourdi,

L'oeil fatigué de voir et le corps engourdi.

 

Et voici tout à coup, silencieuse et verte,

Une vallée humide et de lilas couverte,

Un ruisseau qui murmure entre les peupliers, -

Et la route et le bruit sont bien vite oubliés !

 

On se couche dans l'herbe et l'on s'écoute vivre,

De l'odeur du foin vert à loisir on s'enivre,

Et sans penser à rien on regarde les cieux...

Hélas ! une voix crie : "En voiture, messieurs !"

 

 

Gérard de NERVAL

Odeletttes

 

 nerval--Nadar-.jpg

 

La plupart des poèmes des Odelettes ont été composés dans les années 1830, du temps de la jeunesse de Nerval, mais n'ont été réunis qu'en 1853 formant, avec quelques récits en prose, un livre intitulé Les Petits Châteaux de Bohême.

On ne trouve pas dans les Odelettes le mystère caractéristique des Chimères. Pourtant, plusieurs poèmes, notamment Fantaisie et les Cydalises évoquent, tout comme Delfica et El Desdichado, un monde perdu dont l'absence provoque chez le poète une identique mélancolie.

 

 


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Published by Nuageneuf nuageneuf - dans NERVAL Gérard de
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Nuageneuf 28/09/2012 14:53


 





Chère Virginie,


 


Bien agréable initiative de convoquer Aurélia, en citant les toutes premières lignes, l’incipit devrions-nous dire mais décidemment voilà qui sonne un peu trop pompeux quand on
évoque de Nerval. Aurélia peut se lire, je pense, dès 14 ou 15 ans, c’est le récit romancé de la
sanctification d’un amour échevelé pour une jeune fille.


 


Un peu plus loin, il écrit :


 


 


“ Quelle folie, me disais-je, d'aimer ainsi d'un amour platonique une femme qui ne vous aime plus ! Ceci est la faute de
mes lectures : j'ai pris au sérieux les inventions des poètes ; et je me suis fait une
Laure ou une Béatrix d'une personne ordinaire de notre siècle...


Passons à d'autres intrigues et celle-là sera vite oubliée. ”


 






Le chêne. 26/09/2012 12:27


« Le rêve est une seconde vie. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoires ou de
corne qui nous séparent du monde invisible. Les premiers instants du sommeil sont l’image de la mort ; un engourdissement nébuleux saisit notre pensée, et nous ne pouvons déterminer
l’instant précis où le moi, sous une autre forme, continue l’œuvre de l’existence. »


Aurélia - 1euro 50 - pourquoi s'en priver ?

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