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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 06:45

 

 

 

L'Anthologie de la poésie française est un choix de poèmes effectué par Georges Pompidou et publié en 1961 chez Hachette. La sélection retrace l'histoire de la poésie française de Eustache Deschamps (1346-1406) à Paul Eluard (1895-1952). L'anthologie s'ouvre sur la Ballade sur la mort de Du Guesclin (Deschamps) et se clôt par ces deux seuls et uniques vers de Paul Eluard :

Je fis un feu, l’azur m’ayant abandonné…

Bonjour tristesse…

 

 

G.Pompidou dans sa longue préface (une quarantaine de pages) définit ainsi la poésie :

 

« Qu'est-ce que la poésie ? ... Qu'est-ce que l'âme ? ... Lorsqu'un poème, ou simplement un vers, provoque chez le lecteur une sorte de choc, le tire hors de lui-même, le jetant dans le rêve ou au contraire le contraint à descendre en lui plus profondément, jusqu'à le confronter avec l'être et le destin, à ces signes se reconnaît la réussite poétique."
Telle est bien sûr, l'ambition secrète et démesurée de tout auteur d'anthologie. S'il la commence pour lui-même, c'est pour d'autres qu'il la termine et la publie. Choisir tout ce qui lui paraît digne et capable de provoquer chez le lecteur le choc de la beauté, voilà l'objet de son effort. C'est dire qu'il se trahit lui-même puisqu'il livre le secret de ce qui le touche. Mon ambition est bien de donner ici l'essentiel de notre poésie, c'est-à-dire les plus beaux vers de la langue française, ceux que je trouve tels, sans doute, mais avec l'espoir qu'ils le sont vraiment. »

 

 

 

P1020536.jpg 

 

Statue de Georges Pompidou, par Louis Derbré, avenue Gabriel, à un jet de marbre du parc de l'Élysée, Paris, VIIIe arrondissement. Légende et photographie P.Mandon ©


 

 


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Published by Nuageneuf nuageneuf - dans Poésies diverses
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Pierre 18/09/2011 20:18



"Moi. conservateur! Alors que j'aime Mondrian?" Je pensais à un chêne sur lequel on aurait greffé des rameaux incongrus, et qui au lieu de glands, aurait porté des montres molles. 


Les mots sont de Jean Cau et repondent à la phrase de Pompidou. Et le definissent magnifiquement.



Patrick Mandon 14/09/2011 11:06



On aura beau dire et médire, Georges Pompidou avait un goût très éclairé en matière de poésie. Encore une heureuse inititiative de notre ami Jean-Michel dans son blog des merveilles, pour lequel
nous réclamons, une fois de plus, des subventions à la mairie de Paris, qu'elle n'aura qu'à prélever sur la somme astronomique consacrée aux seuls palmiers de Paris-Plage, ou encore sur la note
d'élctricité que lui présente EDF le lendemain de la Nuit blanche.


Je constate avec plaisir que ma petite photographie illustre correctement ce beau billet.



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