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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 05:16

 

 

 

Florian, un poète oublié.

 

Jean-Pierre Claris de Florian

1755 - 1794

 

 

Ce protégé de Voltaire, dont nous donnions hier un poème peu connu, est académicien français (1788), romancier, fabuliste, poète et auteur dramatique français. Banni de Paris pendant la Révolution, il fut emprisonné sous la Terreur. Il échappera à la guillotine lors de la chute de Robespierre. Un an après, il meurt des souffrances endurées pendant son emprisonnement, il avait 39 ans... tout comme Boris Vian.

 

Cent douze fables de Florian ont été publiées de son vivant et douze de manière posthume. Ses apologues sont encore cités couramment, comme « Pour vivre heureux, vivons cachés » (Le Grillon), « Chacun son métier, les vaches seront bien gardées » (Le Vacher et le Garde-chasse) ou « L'asile le plus sûr est le sein d'une mère » (La Mère, l'Enfant et les Sarigues). Quant aux expressions « éclairer sa lanterne » ou « rira bien qui rira le dernier », elles sont tirées respectivement des fables Le Singe qui montre la lanterne magique et Les deux Paysans et le Nuage.

Il est en outre l’auteur de nombreux poèmes dont la plupart ont été mis en musique (plus de 200 partitions). Et son poème Plaisir d’amour est devenu une chanson célèbre.

 


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PLAISIR D'AMOUR

 

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,

Chagrin d'amour dure toute la vie.

 

J'ai tout quitté pour l'ingrate Sylvie,

Elle me quitte et prend un autre amant.

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,

Chagrin d'amour dure toute la vie.

 

Tant que cette eau coulera doucement

Vers ce ruisseau qui borde la prairie,

Je t'aimerai, me répétait Sylvie ;

L'eau coule encor, elle a changé pourtant !

 

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment,

Chagrin d'amour dure toute la vie.

 

 

Jean-Pierre Claris de FLORIAN

 

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D’origine polonaise, né à Cracovie en 1891, Moïse Kisling fait partie de ces peintres juifs qui quittent leur pays avant la Première Guerre mondiale, pour rejoindre ce qui sera plus tard nommé l’École de Paris, et venir se frotter à l’ébullition artistique parisienne. C’est sur les conseils de Jozef Pankiewicz, son professeur aux Beaux-arts de Cracovie, qu’il s’installe à Paris en 1910. Il rencontre très vite les acteurs majeurs de l’avant-garde, dont Juan Gris et Picasso, puis Soutine et Modigliani avec lequel il lie une profonde amitié. Son fameux atelier à côté du jardin du Luxembourg, rue Joseph Bara, dès 1912, devient le rendez-vous très animé de nombreux artistes, peintres ou écrivains (dont Max Jacob, Cocteau, Radiguet...) et artistes expatriés auxquels il vient souvent en aide.

 

 

 

 

Moïse Kisling

Nu d'Arletty - 1933 - 

Nu au divan rouge - 1918 - Musée du Petit Palais de Genève. 

 

 

 

 



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Published by Nuageneuf nuageneuf - dans Poèmes à Lyre
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Nuageneuf 05/04/2013 12:48


 


Chère Célestine,


 


Bien désolé de vous tirer des larmes !


Ce poème n'est pas triste, bien au contraire. Il magnifie cette jeune Sylvie, gracieuse sans doute et intrépide sûrement, elle qui dans un temps où cela faisait
désordre, choisit librement de laisser là son viel amant, ce poète larmoyant sur son sort, pour un autre puis peut-être un autre encore ! Avant d'être libertine, Sylvie est libre.


Quoi de plus en enthousiasmant ! Allez Célestine, séchez vos larmes, ne vous appitoyez pas sur ce poète essouflé et réjouissez vous à l'image de Sylvie !


 


 

Celestine 04/04/2013 22:47


Il y a du Modigliani dans ce Kisling, c'est vrai.


La chanson de Florian est trop triste. Je ne peux l'écouter sans pleurer. Elle me rappelle ma chère grand-mère qui la chantait si souvent.

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