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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 06:01

 



L’intrigue :

 
Une vieille dame anglaise veut fêter son 90
e anniversaire avec ses amis de toujours, Sir Toby, l'amiral von Schneider, Mr. Pommeroy et Mr. Winterbottom. Mais ils sont tous morts. Son majordome va donc jouer les rôles de ces personnes-là. En conséquence, il va boire énormément.
À chaque plat et à la fin de la soirée (au moment de se coucher), le majordome lui demande :
- The same procedure as last year, Miss Sophie?
- The same procedure as every year, James! lui répond-elle.
Ce que l’on peut traduire par :

- La même chose que l'an dernier, Mlle Sophie ?
- La même chose que chaque année, James !

 

 

 

Il n'est pas nécessaire de comprendre l'anglais pour rire, toutefois voici une version approximativement sous-titrée :

 

 



Dinner For One  est une sorte de sketch, particulièrement populaire en Allemagne.


En 1963, un producteur de télévision allemand cherche, presque sans espoir, un sketch pour booster son audimat pour le programme de la saint sylvestre.
A cet effet, il parcourt l'Europe. C'est alors qu'il rencontre, dans un théâtre de variétés de Blackpool, en Angleterre, les deux comédiens en train de jouer Dinner For One. Il achète aussitôt les droits de cette pièce.

 

Ce sketch est devenu très célèbre en Allemagne dès sa première diffusion. Chaque année, au réveillon du jour de l'an, depuis 50 ans, il est diffusé à la télévision sur quasiment toutes les chaînes du pays, et sur certaines même plusieurs fois. C'est d'ailleurs le moment le plus attendu des Allemands au réveillon. La phrase "The same procedure as every year, James!" est devenue plus que culte en Allemagne. On comprend pourquoi.
Etrangement, cette petite pièce est assez peu connue dans les pays anglo-saxons ! 

 



 

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Published by Nuageneuf nuageneuf - dans Textes à Lyre
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commentaires

Jacques 29/12/2013 16:51


Un régal. Merci.

Patrick Mandon 29/12/2013 15:43


(J'ai l'impression que mon commentaire n'est pas parti : bis repetita placeo)


Je vous disais, cher Nuage, que ce couple m'enchante, cette année, comme chaque année. Et je suis touché par l'admirable dévouement du vieux serviteur, qui organise cette parade de disparus, afin
de complaire à sa maîtresse, désormais aseulée. il y a du pathétique dans ce simulacre, où le dévouement et la contrefaçon du majordome suffisent à donner l'illusion de la présence des chers
disparus. Ionesco ? Peut-être, mais alors sans l'ironie grinçante, sans le désenchantement du monde. Au contraire, le majordome « enchante » la table, ressuscite les morts, anime le cimetière.
Ces deux-là ne se survivront pas. Quand l'un mourra, l'autre le suivra. 

Nuageneuf 29/12/2013 11:48


Chère Stella No,


Convenons qu'il est difficile de ne pas être sensible à cet humour ou alors ce serait à perdre son...anglais oxfordien. Amitiés.

Nuageneuf 29/12/2013 11:44


Chère Virginie, 


Ressassons, ressassons : meilleurs vœux !!!


 


 

Stella No. 29/12/2013 11:14


C'est en effet très drôle!!


C'est marrant que ce soit devenu un rituel depuis 50 ans, cela signifie probablement que la jeune génération est sensible aussi à cet humour !

le chêne parlant 29/12/2013 09:12


Quoi qu'il en soit, cher Nuage et chère Corinne, 


 


Au risque du ressassement, ce sera la même chose que l'année dernière : meilleurs voeux à tous.


 


Bien amicalement, Virginie

Nuageneuf 21/06/2011 11:07






Bien sûr, chère Corinne, on rit beaucoup chez Ionesco. Et après y avoir mieux réfléchi, votre comparaison que je trouvai audacieuse dans un premier temps est plus
que pertinente : on pourrait en effet gager que l’auteur anglais, tout à fait contemporain de la pièce de Ionesco, l’ait vue et qu’elle ait inspiré sa scénette.


 


Pour avoir vu en un temps où vous n’étiez sans doute pas née Les Chaises et surtout
Rhinocéros, interprétés par la Compagnie J.L.Barrault (de chaise, bien sûr), j’en garde un souvenir effrayé. Mes roumains de référence ne font pas
dans la gaudriole…Paul Celan, Eugène Ionesco, Virgil Gheorghui etc…



corinne 20/06/2011 17:50



Vous avez raison, bien sûr, cher Jean-Michel. C'est juste que les chaises vides, les deux protagonistes, l'absurdité de la situation me rappelaient la pièce de Ionesco.. Sans compter qu'ici
également, au-delà du rire, il y a le côté pathétique de la solitude de l'âge, qui condamne à faire revivre des fantômes.. Il est vrai cher Jean-Michel, que ma comparaison mobilière est un peu
tirée par les pieds de chaises  ! Mais au-delà du drame chez Ionesco, vous ne pouvez nier un certain sens de la dérision, même si le rire y est teinté d'amertume, on y rit.


J'aime particulièrement la chute de votre scénette (à mille lieux de l'autre !) il semble que le majordome et la vieille dame aient des relations un peu particulières..


 



Nuageneuf 20/06/2011 14:59









La comparaison est à tout le moins osée, chère Corinne ! Dans la scénette anglaise, on se délecte de l’humour britannique à
condition d’y être sensible. On est écroulé de rire (c’est mon cas) et on ne se pose pas vraiment de question.


Chez Ionesco, monumental dramaturge roumain que j’aime presque autant que s’il avait été roumaine (!) on baigne dans un genre
dramatique particulièrement traumatisant. Les chaises sont une farce tragique où à la fin « le
vieux » et « la vieille » jettent des confettis et des serpentins sur les chaises vides, criant deux fois chacun leur tout « Vive l’Empereur », juste avant de
suicider… 


 


On aimerait donc un peu plus d'éclaircissements de votre part. Et pas question de politique de la chaise vide ! -;)




corinne 20/06/2011 09:37



Ce n'est pas sans rappeler un peu "les chaises" de Ionesco, en beaucoup plus burlesque et drôle bien sûr.



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