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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 06:00

 

 

 

 

 

L'enfant qui a la tête en l'air

 

 

 

 

L'enfant qui a la tête en l'air

 

Si on se détourne, il s'envole.

 

Il faudrait une main de fer

 

Pour le retenir à l'école.

 

 

 

L'enfant qui a la tête en l'air

 

Ne le quittez jamais des yeux:

 

Car dès qu'il n'a plus rien à faire

 

Il caracole dans les cieux.

 

 

 

Il donne beaucoup de soucis

 

A ses parents et à ses maîtres:

 

On le croit là, il est ici,

 

N'apparaît que pour disparaître.

 

 

 

Comme on a des presse-papiers

 

Il nous faudrait un presse-enfant

 

Pour retenir par les deux pieds

 

L'enfant si léger que volant.

 

Claude Roy

 

Dechainement.jpg

... Comme on a des presse-papiers

 

Il nous faudrait un presse-enfant ...

musee_fabre.jpg
Nul besoin de presse-enfant pour les retenir. Une expo Soulages, comme ici au musée Fabre de Montpellier.

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Published by Nuageneuf nuageneuf - dans poésies pour enfants
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commentaires

Nuageneuf 23/11/2013 23:41


lire "voire" même tout poème, bien entendu. Désolé !!!

Nuageneuf 22/11/2013 12:12


Bonjour icilondres,


 


Pas plus que vous n'ai-je connu ces peintres à l'âge de ces enfants photographiés par leur institutrice. Je suis heureux de constater que vous avez ressenti la même
émotion en voyant cette photo. Elle est d'une puissance fabuleuse et en dit beaucoup plus que tout discours —voir même tout poème—. 


 


 

icilondres 21/11/2013 20:48


A cet âge-là, je n'avais pas eu la chance de voir le Noir de Pierre Soulages, ou le monochrome Bleu de Klein. J'adore aussi Roman Opalka.


Le connaissez-vous cher Nuageneuf ?


Bien à vous.

Max 20/11/2013 13:18


Poésie pour enfants et pour les grands...


 







 


Oeuvre: Jean-Michel Folon




 


C'EST TOI


Dans les intervalles de silence du vent
les paroles pressées de l'eau qui dévale
sa fraîcheur le long du sentier de montagne

c'est toi           fraîcheur pensive de ma vie

L'été brûlant Le soleil feu perpendiculaire à l'herbe
À bouche fermée le bourdonnement grégorien des abeilles
célébrant l'office quotidien du miel

c'est toi           basse continue de ma durée

Le cri d'une hirondelle cri que j'attrape au vol
(l'oiseau est déjà loin) rire plutôt qu'un cri
léger bonheur qui ricoche sur l'eau des rires de l'été

c'est toi           douceur du sourire au creux des chagrins

Le silence soudain La nuit Déjà la neige
Le silence à pas de chat se pose sur le silence
et quand nous ouvrirons les volets le blanc sera très blanc

c'est toi           qui ne dis rien et me parles sans mots

Et je te réponds Oui




CLAUDE ROY         A la lisière du temps


 





 

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