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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 05:43

 

 

 

tout à l’heure, je me fondrai dans la foule pour escorter des errants qui se déplacent nuitamment puis je recommencerai à dessiner dans mes yeux des enfants, encore et toujours des enfants, si petits qu’il faut une loupe ou un coeur de mère pour les voir ; je vous salue donc distraitement, car je n’apprécie guère les démonstrations ; car je doute ; car je prends congé et me rejoins dans ma vie si provisoire, si bâclée, si chaotique, que je n’y aurais pris, à vrai dire, qu’un intérêt limité.

 

Lechim Authex

 

Lechim Authex est poète à 16 heures. Mais vers 16 heures dix, 16 heures quinze...

 

 

 

Kiefer2.jpg

 

 

Kiefer.jpg

Illustration : Toiles de Anselm KIEFER

 

 


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Published by Nuageneuf nuageneuf - dans AUTHEX Lechim
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Cédric 26/04/2012 21:10


J'y pensais également...


 


Le nu âge, l'âge nu, celui d'avant ou d'après le verbe ? Peut-être existe-t-il également pendant le verbe... quand les mots nous déshabillent...les mots ont cette puissance : nous détricoter.


 


Amitiés !

Nuageneuf 26/04/2012 11:55


Bonjour Cédric,


 


Je ne sais s'il existe un nu âge. Peut-être serait-ce cette incroyable et douce période de paix supposée où nous sommes protégés, nus, dans le ventre de notre maman

Nuageneuf 26/04/2012 11:49


Cher Axel,


 


J'ai remis en ligne L'horloge de Charles Baudelaire.


 



Nuageneuf 26/04/2012 11:31


Bonjour Axel,


 


Très  heureux de vous accueillir ce matin sur les nuages...Vous êtes le bienvenu !


 


Nous sommes bien souvent ballotés dans nos lectures et relectures au fil des années entre enthousiasme délirant (lorsqu'on découvre) et rejet (lorsqu'on relit, l'âge
venant !) : un jour on aime, on adore, on se pâme puis quelques décennies plus tard on jette aux orties, on voue aux gémonies. L'exemple qui me frappe le plus est celui du Petit Prince, dont on
trouvera d'ailleurs de nombreux extraits dans Nuageneuf (CLIC-CLIC). Ne restons-nous pas ébahis et entièrement charmés à la première lecture vers 13 ou 14 ans, puis agacés au passage de la trentaine, puis détachés lors de la
cinquantaine ? Mais par la suite, l'âge avançant, les ridules se crevassant en rides bien disgracieuses, nous redécouvrons, un peu surpris quand même, tout le charme et pour certains toute la
philosophie universelle qui émanent du livre.


 


Je vous souhaite le bonjour et espère vivement vous retrouver bientôt ici !


 


 


ps


Axel tient un blogue ICI



Cédric 25/04/2012 20:57


 


Existe-t-il un nu âge ?

Axel 25/04/2012 19:03


Très beau poème que « L’Horloge ». 


Je l’avais découvert, dans mes adolescentes années, à l’écoute des susurrements d’une égérie de la chanson française d’alors ; 


 


« Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues


Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or ! »


 


Comme je trouvais en ces temps enfouis de tels mots  sensuels ! – murmures d’une promesse d’extase.


 


Aujourd’hui c’est avec nostalgie que je réécoute les pulsations de cette effrayante balance…


Sachant que chaque seconde me rapproche inéluctablement de l’instant : « Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! »


 


http://www.youtube.com/watch?v=K1gTD_eup84

Nuageneuf 25/04/2012 16:36


Du même, cher Cédric,


L’Horloge.


 


 


Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,


Dont le doigt nous menace et nous dit: "Souviens-toi !


(...)



Trois mille six cents fois par heure, la
Seconde


Chuchote : Souviens-toi ! (...)


 



Charles
BAUDELAIRE in Les Fleurs du Mal.


-1861- Poème LXXXV de la section « Spleen et
Idéal ».


 



Nuageneuf 25/04/2012 16:32


Chère Virginie,


 


On conviendra que celui qui suit, lui, est dans les "hautes heures" !


 


- J'aime les
nuages... les nuages qui passent...


là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !


 


 


Baudelaire in Petits poèmes en prose, I (1869) 


 

Cédric 25/04/2012 16:10


Il est l'heure !

Virginie 25/04/2012 16:06


Voilà qui s’appelle prendre de la "haute heure" – cher Nuage.

Nuageneuf 25/04/2012 11:34


Cher Cédric,


 


Je transmettrai votre encouragement qui, c'est certain, le réjouira. Toutefois, comme il le dit de lui, il est poète à 16h...mais vers 16h10, 16h15 !!!...


 


Pour le connaître un peu, je sais qu'il a beaucoup écrit tout au long de sa vie. Toutefois, malgré mes demandes réitérées, il met en avant sa pudeur ou sa timidité,
et que sais-je encore, pour atermoyer à m'envoyer des textes. Dans un mail récent qu'il m'adressait, il terminait ainsi (je publie ses quelques mots en espérant qu'il ne m'en voudra pas !)
:


 


 


 


Mais l'homme,


en sa pudeur extrême


à la limite d'un autre âge,


Se cache et enfouit son visage...


 


 

Cédric 25/04/2012 10:53


J'encourage Lechim Authex  à écrire encore, encore et encore...

endeuxmots 09/04/2012 13:30


Parcours complexe dont il faut parfois s'accomoder au jour le jour, en désespoir de mieux. Perplexité.

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