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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 06:02

 

 

 

 

Il n'aurait fallu

 

 

 

 

 

Il n'aurait fallu

Qu'un moment de plus

Pour que la mort vienne

Mais une main nue

Alors est venue

Qui a pris la mienne

 

 

 

Qui donc a rendu

Leurs couleurs perdues

Aux jours aux semaines

Sa réalité

A l'immensité

Des choses humaines

 

 


Moi qui frémissais

Toujours je ne sais

De quelle colère

Deux bras ont suffi

Pour faire à ma vie

Un grand collier d'air

 

 


Rien qu'un mouvement

Ce geste en dormant

Léger qui me frôle

Un souffle posé

Moins une rosée

Contre mon épaule

 

 

 

Un front qui s'appuie

A moi dans la nuit

Deux grands yeux ouverts

Et tout m'a semblé

Comme un champ de blé

Dans cet univers

 

 

 

Un tendre jardin

Dans l'herbe où soudain

La verveine pousse

Et mon cœur défunt

Renaît au parfum

Qui fait l'ombre douce

 

 

 

LOUIS ARAGON

 

Le Roman Inachevé, 1956

 

 


Monet--le-dejeuner.jpg

Claude MONET

Le déjeuner

vers 1874

 

 

Le déjeuner : panneau décoratif

Après 1870, Monet renonce aux grands formats de ses débuts. Quelques oeuvres cependant font exception : ce sont Le déjeuner exposé à la seconde exposition impressionniste de 1876 comme "panneau décoratif" et les toiles destinées à la décoration du château de Rottenbourg à Montgeron pour Ernest Hoschedé, peintes en 1876-1877. On peut se d'ailleurs demander si ce n'est pas ce Déjeuner, vu dans l'atelier de Monet ou à l'exposition de 1876, qui incite Hoschedé à commander les panneaux destinés à sa propriété.

Le charme du sujet vient surtout de l'impression d'instantanéité, de l'évocation simple d'une vie familiale dont il ne reste que quelques traces. La table n'est pas desservie comme à la fin d'un repas. Un chapeau accroché à une branche d'arbre, un sac et une ombrelle posés sur le banc paraissent avoir été oubliés là. Sous l'ombre fraîche du feuillage, le petit Jean Monet joue calmement avec quelques planchettes de bois.

 

 

 

 

 

 

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Published by Nuageneuf http://nuageneuf.over-blog.com/ - dans ARAGON Louis
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Nuageneuf 26/03/2013 09:53


 


Chère Célestine,


 


Eugène Guillevic, qui se voulait faire appeler Guillevic un peu comme Géo Norge qui supprima définitvement son prénom pour signer ses poèmes, Guillevic donc écrivait
:


 


Il y a des silences


Gros de silences.


Ils s'écoutent.


 


On peut aussi plagier et dire ensemble que le silence qui suit un poème d'Aragon c'est encore de l'Aragon.


 


...et enfin que l'Aragon
n'est pas la Castille !!



Celestine 25/03/2013 22:42


Les mots me manquent...c'est un comble!


 

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