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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 05:36

 

 

 

 

L’Autre

 

« Je est un autre. » Arthur R.

 

 

À force de m’écrire

Je me découvre un peu

Je recherche l’Autre

J’aperçois au loin

La femme que j’ai été

Je discerne ses gestes

Je glisse sur ses défauts

Je pénètre à l’intérieur

D’une conscience évanouie

J’explore son regard

Comme ses nuits

Je dépiste et dénude un ciel

Sans réponse et sans voix

Je parcours d’autres domaines

J’invente mon langage

Et m’évade en Poésie

Retombée sur ma Terre

J’y répète à voix basse

Inventions et souvenirs

À force de m’écrire

Je me découvre un peu

Et je retrouve l’Autre.

 

 

Andrée CHEDID

Poème inédit, écrit pour le Printemps des Poètes 2008

 

 

 

 

A.Chedid-copie-1.jpg

 

 


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Published by Nuageneuf nuageneuf - dans CHEDID Andrée
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commentaires

endeuxmots 25/10/2012 17:15


Poursuivez cher ami, pour notre bonheur et aussi, j'en suis sûr, le vôtre.


A propos, chez nous (Ardennes liégeoises) on dit : "Vol'la del bel ovredge !" *


On pourrait ajouter : "Nos estans tos pareils m'fi" *


Et ensuite "Vinez châl valet qui d'jiv don un bîs"*


* "Voilà du bel ouvrage!" "Nous sommes tous pareils, mon fils" "Venez ici mon garçon que je vous embrasse"


Bonne soirée JM

nuageneuf 25/10/2012 16:55


 


Ami endeuxmots,


 


"J'invente mon langage


Et m'évade en Poésie"


 


Deux vers foudroyants d'Andrée CHEDID, en ce poème. D'autres viendront, ami, d'autres langages, d'autres évasions, d'autres poésies...


Et si parfois la charge pèse un peu, comptez sur ma détermination à poursuivre mon ouvrage... Ouvrage : quel joli mot que celui-là. Chez nous, quand le travail est
bien fait, on dit "C'est d'la bell'ouvrage !". C'est bien à cela que je m'attelle, indifférent aux quolibets inutiles et si faciles, mais au contraire réconforté en permanence par le partage et
les émotions des ami(e)s visiteurs/teuses...


 


 

endeuxmots 25/10/2012 14:34


Cher Nuageneuf, 


Je n'y entends rien ou pas grand-chose.


Revenant à Madame Chedid j'aimerais l'inviter à "me le redire", posément, un soir d'automne. Un tisane aux fruits rouges, quelques madeleines, un feu crépitant sur les chenets et dans la
pénombre, je lui demanderais : "Dis-moi encore, doucement, pas trop vite, dis-moi cet "Autre" dont je n'ai rien compris. Dis-le moi, j'aimerais tant comprendre. Dis-moi, Andrée, s'il te plaît, à
ton rythme. Respire. J'écouterai de tout mon coeur, c'est promis. Vas-y, dis-moi."


Que voulez-vous on ne change pas ! 


Dis-moi JM, encore.


Raconte-nous encore les trésors enfouis dans les cahiers des poètes. 


Dis-moi et ne te lasses pas. 


 


 

Cédric 24/10/2012 20:49


N'est pauvre que celui qui se désire riche, cher Nuageneuf.  :-)

nuageneuf 24/10/2012 09:01


 


Il faut que vous sachiez, cher Endeuxmots, que Cédric a
un peu perdu la cervelle depuis qu'il a cru qu'il se donnait des nouvelles. Car les dernières nouvelles qu'il a reçues de lui ne lui étaient pas adressées, c'étaient de très
anciennes nouvelles mais il les a prises pour argent comptant ! Voilà qu'il croyait avoir terminé son repas alors qu'il s'agissait d'un autre. Il eut beau tenter se rassurer mais une
voix tonitruante lui criait "Je est un autre". Il ne l'entendait pas. Enfin, il crève de faim, le pauvre !


Depuis ce temps, je n'ai plus de nouvelles de lui. On murmure qu'il reste sur sa faim puisque un autre a englouti son repas sans qu'il le sache. Mauvaise
nouvelle, n'est-ce-pas ? Le pauvre s'étiole, à ce que j'en sais via les nouvelles qu'il n'a pas reçues. Et l'on se perd en conjectures sur la destinée de notre pauvre
Cédric...


 


 

endeuxmots 23/10/2012 20:59


R.A.S.


 

Cédric 21/10/2012 20:38


 


Je ne sais pas si je m'affranchis mais je me donne de mes nouvelles régulièrement.


 


Et vous tombez bien car je viens de recevoir de mes nouvelles : il semblerait que j'ai terminé mon repas il n'y a pas longtemps, et il paraîtrait même, mais je n'ai pas de certitudes, que je suis
en train de vous écrire un commentaire !


 


Décidément, les nouvelles vont vite.

nuageneuf 21/10/2012 16:12


 


Vous affranchissez-vous, cher Cédric, à force de vous écrire ? 


 


>> l'avantage de s'écrire est qu'on économise 0,60 euro - à moins de s'expédier le courrier pour tenter de réduire de déficit de La Poste, - département
traitement et distribution du courrier -.


(La Poste - département banque - dégage quant à elle des profits pléthoriques qu'elle thésaurise scrupuleusement !...) 

Cédric 21/10/2012 10:49


A force de m'écrire, je m'apprends.

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